Ron Klain, fidèle du président américain, habitué des rouages de la Maison Blanche

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Ron Klain, à Washington, le 10 mars 2020. Il s’apprête à devenir le chef de cabinet du président américain Joe Biden, à Washington.

Sur le papier, Ron Klain est l’homme de la situation. Une parfaite connaissance des rouages de l’Etat fédéral, un compagnonnage avec le futur président qui se compte en décennies, et même une expérience en matière de gestion d’épidémie, celle de l’Ebola. Il peut ajouter à ce tableau la coquetterie d’avoir déjà été porté à l’écran dans le film Recount consacré, en 2008, au dépouillement homérique de Floride lors de l’élection présidentielle de 2000. Elle avait opposé le démocrate Al Gore, qu’il assistait, au républicain George W. Bush. Il était alors incarné par Kevin Spacey.

A 59 ans, Ron Klain s’apprête à devenir la poutre maîtresse de l’administration de Joe Biden. Ce dernier l’a en effet choisi pour occuper les fonctions de chief of staff (chef de cabinet), soit d’aiguilleur et de métronome de la Maison Blanche. Sa nomination a été saluée aussi bien par l’égérie de la gauche démocrate, Alexandria Ocasio-Cortez, que par le polémiste conservateur Hugh Hewitt.

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Cette nomination couronne il est vrai une trajectoire parfaitement rectiligne. Stagiaire au Congrès à 15 ans, diplômé de l’université de Georgetown, puis de l’école de droit de Harvard, il commence sa carrière comme assistant du juge Byron White à la Cour suprême avant de rejoindre la commission des affaires judiciaires du Sénat qui est présidée par un élu ambitieux du Delaware, Joe Biden. Puis vient la Maison Blanche, une première fois, au côté d’Al Gore, le vice-président de Bill Clinton. Après la défaite scellée en Floride, il alterne alors en fonction des fortunes politiques le secteur privé (dont des activités de lobbyiste) et l’exécutif.

Des compétences appréciées

Il revient en effet à la Maison Blanche en 2009 comme chief of staff du vice-président Joe Biden. Son efficacité explique son choix par Barack Obama pour coordonner la réponse fédérale à l’épidémie d’Ebola, en 2014, même s’il ne dispose d’aucune expérience en épidémiologie, ce qui lui vaut les moqueries de l’émission satirique de la chaîne NBC « Saturday Night Live ».

Ses compétences sont tellement appréciées qu’il est sollicité un an plus tard par Hillary Clinton, alors que Joe Biden n’a pas encore renoncé à une éventuelle candidature à la présidentielle de 2016, pour rejoindre son équipe de campagne. Il saute le pas et le clan du vice-président crie à la trahison sans le renier définitivement.

Lorsque Joe Biden annonce sa candidature, trois ans plus tard, Ron Klain est déjà revenu dans son orbite. La victoire du 3 novembre 2020 est synonyme de troisième retour à la Maison Blanche, cette fois-ci pour y jouer les premiers rôles. D’autant plus que les ans ont rattrapé son mentor.

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