Twitter suspend provisoirement le compte d’une élue de l’ultra-droite américaine

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L’élue républicaine Marjorie Taylor Greene, à son arrivée au Capitole de Washington, porte un masque avec l’inscription « Censurée » à l’occasion de la procédure de destitution débattue le 13 janvier 2021 par la Chambre des représentants.

Twitter a temporairement suspendu, dimanche 17 janvier, le compte d’une députée américaine de l’ultra-droite républicaine, adepte des théories complotistes, pour avoir enfreint aux règles d’intégrité du discours sur le réseau social, ont indiqué Twitter et le bureau de l’élue.

Marjorie Taylor Greene, une représentante de Géorgie (Sud) récemment élue au Congrès qui ne cache pas ses affinités avec la mouvance complotiste QAnon, avait tweeté plus tôt dimanche sur les élections sénatoriales de Géorgie, arguant de fraude.

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Les messages de la députée avaient ensuite été frappés d’une mention spéciale par Twitter indiquant que « cette affirmation qu’il y a eu fraude électorale est contestée. On ne peut pas répondre à ce Tweet ni le retweeter à cause du risque de violence », dit le groupe.

Multiplication des initiatives des géants de la tech

Dimanche après-midi, Twitter a décidé de bannir la députée pour douze heures. « Le compte en question a été temporairement suspendu pour de multiples violations de nos règles déontologiques », a indiqué un porte-parole de Twitter à l’Agence France-Presse (AFP).

Cette initiative constitue le dernier épisode des efforts des grands de la tech pour purger leurs plateformes des extrémistes pro-Trump après les incidents violents du Capitole le 6 janvier. Deux jours après des émeutes de ses partisans qui ont envahi les bâtiments du Congrès, Twitter avait suspendu de façon permanente le compte de Donald Trump. Outil favori de la communication du président, il comptait plus de 88 millions d’abonnés. En plus de sa mesure phare, Twitter a aussi supprimé le week-end dernier 70 000 comptes affiliés à QAnon.

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Facebook a, de son côté, suspendu le profil du locataire de la Maison Blanche pour une durée indéterminée et entrepris de retirer tous les messages liés au slogan « Stop the steal » (« arrêtez le vol ») repris par ses partisans qui croient, comme lui, que l’élection a fait l’objet de fraudes massives pour faire élire le démocrate Joe Biden.

Une « mainmise monopolistique hors de contrôle »

Google et Apple ont exclu le réseau social Parler de leurs plateformes de téléchargement d’applications. Et Amazon a enfoncé le clou en évinçant de ses serveurs le réseau conservateur, prisé des soutiens de Donald Trump, ce qui revient à le chasser d’internet.

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Dans un communiqué Mme Taylor Greene a protesté : « quelques jours après que le cartel de la Silicon Valley a lancé une attaque multi-front pour museler la liberté d’expression en Amérique en “déplateformant” le président Donald Trump et en purgeant nombre de comptes conservateurs, Twitter a décidé de suspendre mon compte personnel sans explication ».

« Cette mainmise monopolistique que quelques grands de la tech exercent sur le discours politique américain est hors de contrôle », ajoute-t-elle.

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Le Monde avec AFP



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