Sheldon Adelson, le magnat des jeux passé de la rue à la fortune

0
73

[ad_1]

Sheldon Adelson, en décembre 2019.

Sheldon Adelson, magnat du jeu et banquier de la droite américaine et israélienne, est mort à Malibu (Californie) des suites d’un cancer mardi 12 janvier. Il était âgé de 87 ans.

En une vie, Sheldon Adelson est passé de la rue à la fortune, son influence et ses honneurs. Il naît le 4 août 1933, au pire de la Grande Dépression, dans une famille juive installée dans un quartier populaire de Boston. Son père exerce le métier de chauffeur de taxi pendant que sa mère dirige un atelier de tricot. Le couple et leurs quatre enfants vivent dans deux pièces et se contentent d’un seul matelas.

A 12 ans, il fait ses débuts dans les affaires en vendant des journaux, puis des confiseries dans les stations-service. Il y apprend les lois de la rue qui entretiennent sa rugosité et son appétit de réussite. Cet apprentissage est à peine complété par une scolarité à éclipses.

Expériences aventureuses

Après un passage sous les drapeaux, Sheldon Adelson poursuit son rêve américain en multipliant les expériences aventureuses, de la vente de nécessaires de toilette dans les hôtels à celle d’un procédé de dégivrage des pare-brise en passant par les voyages. La réussite est parfois au rendez-vous, mais elle est aussi régulièrement remplacée par le harcèlement des créanciers.

Le self-made-man doit attendre 1979 pour remporter son premier pari d’importance : le succès à Las Vegas d’un salon consacré à une technologie nouvelle, l’informatique. Cela lui ouvre un nouvel horizon. Il rachète en 1988 un hôtel vieillissant doté d’un casino, Sands, qu’il rase pour lui ajouter un convention centre.

Puis à un âge où d’autres songent à la retraite, il se lance en 1999 dans l’industrie qui va le rendre riche à milliards : le jeu. Il multiplie les acquisitions ou les créations de casinos, aux Etats-Unis comme en Asie, de Macao à Singapour, son second pari le plus osé. Sa lune de miel en Italie avec sa seconde épouse, Miriam, une médecin israélienne, l’a inspiré au point de donner un lustre vénitien aux complexes dont il orchestre le succès. « Ce n’est pas comme Venise, c’est mieux que Venise ! », s’exclame-t-il dans la presse.

Lire aussi Sheldon G. Adelson, roi des casinos, rêve d’un mini-Vegas en Europe

En 1988, il s’est rendu pour la première fois de sa vie en Israël, portant les chaussures de son père dont les racines remontaient à la Lituanie et à l’Ukraine, et qui n’avait pas pu se permettre ce coûteux voyage. Son remariage entretient ses convictions sionistes, et sa fortune offre un levier à sa vision droitière qui ne laisse aucune place à une quelconque Palestine ni à un déjà laborieux processus de paix.

Il vous reste 42.78% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: