Après l’assaut contre le Capitole, des effets collatéraux en cascade

0
88

[ad_1]

Des partisans de Donald Trump escaladent le Capitole à Washington, mercredi 6 janvier.

Comme tirée de la sidération dans laquelle l’avait plongée l’assaut donné par des partisans de Donald Trump au Capitole, mercredi 6 janvier, une partie de l’Amérique commence à demander des comptes à ceux qui ont encouragé ou orchestré ces violences. Au-delà du président américain lui-même, des élus et certains de ses proches sont visés.

Une première salve est venue ces dernières 48 heures du monde des affaires. Soucieuses de se démarquer des élus républicains ayant refusé de certifier l’élection de Joe Biden au Congrès, plusieurs entreprises ont annoncé leur intention de suspendre définitivement les dons qu’elles accordent traditionnellement aux responsables politiques dans le cadre du financement de leur campagne électorale. La chaîne d’hôtels Marriott, de même que plusieurs compagnies d’assurance et des banques, ont, les premières, mis en avant les « violences » et les tentatives de « saboter une élection juste » pour justifier leur décision. Elles ont été suivies par Goldman Sachs, Coca Cola ou encore Ford.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Les émeutiers du Capitole, reflet de la galaxie trumpiste

Marathon Petroleum, qui a versé quelque 2,5 millions de dollars aux groupes de soutien politique (super PAC) visant à faire élire des républicains à la Chambre et au Sénat, va geler toutes ses contributions. Commerce Bank, qui en 2020 a versé des dons à au moins sept des quelque 130 élus républicains qui se sont opposés aux résultats des élections dans différents Etats, a dénoncé des comportements « anti-démocratiques ». American Express, financeur d’une centaine de ces élus révisionnistes, a également suspendu ses dons, assurant que cette attaque « contre une transition pacifique ne correspondait pas » à ses valeurs. L’entreprise Hallmark est même allée plus loin, demandant à deux sénateurs, Josh Hawley (Missouri), l’un des plus ardents contempteurs du scrutin de novembre, et Roger Marshall (Kansas) de rembourser les 7 000 et 5 000 dollars qu’ils avaient reçus ces derniers mois.

Ces sommes peuvent paraître modiques au regard des budgets des campagnes électorales américaines, qui se comptent en dizaine de millions de dollars, mais le message des entreprises se veut avant tout symbolique et pourrait creuser un fossé, tout au moins temporaire, entre le parti républicain et le monde des affaires.

Les géants de la Silicon Valley, Google et Facebook, déjà en première ligne dans les sanctions infligées à Donald Trump, réduit au silence sur leurs plateformes, ont aussi annoncé qu’elles allaient revoir leurs politiques de dons à des personnalités politiques. Dans le même temps, les effets de leur bras de fer avec le président américain ne se sont pas fait attendre : lundi, Twitter a plongé en bourse de plus de 6 %.

Il vous reste 53.79% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: