[ad_1]
Une journée décidément historique… Twitter et Facebook ont dégainé une arme que les anti-Trump n’espéraient plus : les plates-formes ont temporairement bloqué le compte du président sortant Donald Trump, et Twitter l’a même menacé de suspension permanente : une mesure sans précédent décidée, mercredi 6 janvier, dans la foulée des violences perpétrées par les partisans du milliardaire républicain au Capitole.
Donald Trump tente depuis des mois de jeter le discrédit sur la présidentielle du 3 novembre dernier et n’a pas cessé de dénoncer des élections « truquées ». Il avait prévenu qu’il tenterait d’empêcher le Congrès de certifier officiellement mercredi la victoire de Joe Biden, et certains de ses partisans l’ont pris au mot, envahissant l’assemblée dans un climat insurrectionnel.
Twitter a retiré trois Tweets du président, dont une vidéo où il appelait les manifestants à « rentrer chez eux », mais dans laquelle il déclarait aussi, sans preuve, que l’élection avait été « volée ».
C’est la première fois que la plate-forme enlève des Tweets du chef de l’Etat pour des raisons autres que les droits d’auteur. D’ordinaire, elle se contente de masquer ou d’ajouter des avertissements aux messages problématiques, relevant de la désinformation ou attaquant le processus démocratique, notamment. C’est surtout la première fois qu’elle bloque le compte aux 88 millions d’abonnés, central dans la stratégie de communication du milliardaire républicain.
« Le compte de @realDonaldTrump sera bloqué pendant douze heures après le retrait de ces Tweets. Si ces Tweets ne sont pas supprimés [par leur auteur], le compte restera bloqué », a expliqué le réseau sur son compte consacré à la sécurité.
As a result of the unprecedented and ongoing violent situation in Washington, D.C., we have required the removal of… https://t.co/UXGCS0FnSE
Mesures d’urgence
Facebook et YouTube ont également retiré la vidéo ambivalente du président. « C’est une situation d’urgence et nous prenons des mesures d’urgence appropriées, y compris le retrait de la vidéo du président Trump […], qui, au final, contribue au risque de violence au lieu de le diminuer », a expliqué mercredi après-midi Guy Rosen, un des vice-présidents de Facebook, chargé de l’intégrité de la plateforme.
Facebook a ainsi fini par emboîter le pas à Twitter en suspendant le compte de Donald Trump pour une durée de vingt-quatre heures, suivi en cela par l’application Instagram. « Nous avons déterminé deux infractions à nos règles sur la page du président Donald Trump », a expliqué la communication du groupe californien sur Twitter. « Cela signifie qu’il perd la capacité de poster sur la plate-forme pendant cette période. »
Les échanges étaient survoltés mercredi sur les réseaux sociaux, où la manifestation et l’invasion du Capitole ont été relayées en direct. Les entreprises californiennes ont tenté de parer au plus pressé. Twitter a réduit la portée des messages encourageant la violence – ils ne pouvaient pas être retweetés ni « aimés ». YouTube a retiré les directs montrant des émeutiers avec des armes à feu ou tenant des propos inflammatoires.
Guy Rosen s’est dit « horrifié » par les événements du jour dans un communiqué où il explique que ses équipes ont cherché et retiré tous les contenus appelant de près ou de loin à la violence.
Relations tendues
Les réseaux ont toutefois été largement critiqués pour leur lenteur, qui a pu être perçue comme de la complaisance par une partie de la société civile. De nombreux observateurs accusent les plates-formes d’avoir laissé le président sortant et ses partisans violents organiser leur rassemblement grâce à leurs services.
Les relations entre Donald Trump et les réseaux sociaux se sont tendues, pourtant, depuis mai dernier, lorsque Twitter a commencé à épingler certains de ses messages enfreignant son code de conduite. Le locataire de la Maison Blanche et son camp, qui accusent ces derniers de « censure », ont tenté de prendre des mesures de rétorsion – en s’attaquant par exemple à la loi qui protège leur statut juridique d’hébergeur (au lieu d’éditeur).
Plusieurs études ont pourtant montré que la droite américaine était bien présente et très efficace sur les réseaux sociaux. Certains internautes farouchement pro-Trump fréquentent en outre assidûment des plates-formes conservatrices telles que Parler, où fleurissaient mercredi les messages de soutien aux émeutiers du Capitole.
[ad_2]
Source link
Have something to say? Leave a comment:
