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La violence intra-familiale peut marquer un enfant pour toujours. Les coups, les menaces, les humiliations à répétition ou encore le viol peuvent créer des troubles psychiques et des difficultés relationnelles épouvantables. Shannon Clifton a passé son enfance à se faire violenter par son propre père. Aujourd’hui, après avoir perdu son bébé, elle décide de le poursuivre en justice pour qu’il paye enfin ses dettes.
« Mon père a essayé de m’assassiner à plusieurs reprises »
Shannon, 32 ans, a été violée par son père plus d’une fois durant son enfance. Le père, Shane, a été reconnu coupable de ce délit et a été emprisonné. Mais Shannon déclare que son père a également été responsable de la mort de son foetus.

En effet, la femme a fait une fausse couche après que Shane l’ait frappé à plusieurs reprises sur son ventre. « Il m’a battu au point que je n’avais plus de bébé en moi », a confié la Shannon. Les faits se sont déroulés lorsqu’elle avait 11 ans. Suite à divers rapports sexuels imposés, la fille est tombée enceinte de son père. « Il ne voulait pas du bébé. À ses yeux, il avait de la chance de s’en être débarrassé et il pouvait continuer la vie qu’il vivait et ce qu’il me faisait », a déclaré Shannon.

Bien que la jeune femme ait pu reprendre sa vie en main et obtenir un diplôme en psychologie légale, cette blessure de l’enfance n’a pas disparu. « Mon père a essayé de m’assassiner à plusieurs reprises », révèle-t-elle. Savoir que son père est en prison est la seule façon pour elle de se sentir en sécurité. « Qu’est-ce qui va l’empêcher de me blesser à nouveau, et cette fois peut-être faire pire que ce qu’il avait fait avant ? », s’inquiète-elle.
Des antécédents de violence
Par ailleurs, l’homme avait déjà fait preuve de violence auparavant, avec d’autres personnes. Après avoir agressé une femme en lui donnant des coups à la tête jusqu’à ce qu’elle perde conscience, Shane avait passé deux ans en prison. Après sa libération, il a de nouveau été violent envers sa victime.

Shannon, qui avait déjà eu un enfant en 2014, a pu prouver grâce au test ADN que le père de l’enfant n’était autre que son propre père. Il a alors été condamné à une peine d’emprisonnement d’au moins 15 ans, avant que le juge ne la réduise à 10 ans car ce dernier a plaidé coupable. La femme révèle que son père l’a violée pendant 4 ans, de 10 à 14 ans. En outre, elle serait tombée enceinte trois fois au total. À l’âge de 11 ans déjà, elle portait le bébé de son père jusqu’à ce que celui-ci la batte pour s’en débarrasser.
En vue de tout le mal que Shane lui a fait durant toutes ces années, Shannon reste convaincue que son père ne mérite pas de sortir de prison. « Mon père m’a enlevé mon enfance et même s’il n’est pas là maintenant, il ruine encore ma vie », a déclaré la femme.
Les conséquences des violences à l’encontre des enfants
Comme l’indique l’OMS, les violences à l’égard des enfants peuvent entraîner des conséquences néfastes pour leur bien-être physique et psychique :
– Des conséquences physiques
Les violences peuvent entraîner de graves conséquences sur le plan physique et nécessiter des hospitalisations en raison de coups et de blessures.
– Des troubles de développement du système cérébral et nerveux
Exposé à des épisodes de violences, un enfant peut subir une perturbation du système cérébral et développer des troubles cognitifs.
– Des comportements à risque
Un enfant victime de violences est susceptible de développer des comportements à risque plus tard. Excès d’alcool, de stupéfiants, conduite dangereuse ou encore comportements sexuels à risque peuvent être constatés à l’adolescence.
– Des grossesses non désirées
Si l’enfant a été violé, il peut avoir une grossesse non désirée, contracter une infection sexuellement transmissible et développer des problèmes gynécologiques.
– Des maladies non transmissibles
Le corps d’un enfant qui a subi des violences en pâtit également. La victime a plus de risques d’avoir des maladies cardiovasculaires ou encore un diabète en raison des comportements à risque qui sont décuplés.
– Des conséquences sur l’avenir de l’enfant
On considère que les enfants soumis à la violence sont plus susceptibles d’abandonner l’école, d’avoir des difficultés relationnelles et prennent le risque de devenir eux-mêmes auteurs de violences à l’avenir.
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