un débat public sur le vaccin organisé en direct aux Etats-Unis

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Une passagère qui vient d’atterrir de New York sur un vol Alitalia, subit un test rapide sur écouvillon d’antigène pour Covid-19, le 9 décembre.

Des experts américains indépendants débattront en direct jeudi des mérites d’un vaccin anti-covid, tandis qu’en Europe l’Agence européenne des médicaments, elle aussi en pleine délibération sur plusieurs candidats vaccins, s’est dite victime d’une cyberattaque.

La pandémie due au coronavirus a fait plus de 1,5 million de morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi par l’Agence France-Presse (AFP) à partir de sources officielles, mercredi 9 décembre. Quelque 68,2 millions de cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués.

  • Débat public sur le vaccin aux Etats-Unis

Les Etats-Unis se livreront jeudi à un exercice de transparence inédit dans le monde et dont le revers est qu’il les a empêchés d’être les premiers à vacciner leurs citoyens : pendant une journée en direct sur Internet, une vingtaine de spécialistes vont examiner les données du vaccin du duo américano-allemand Pfizer/BioNTech afin de recommander ou non son autorisation.

L’Agence des médicaments (FDA) a déjà jugé le vaccin sûr et efficace dans une synthèse des données mardi. Mais, accusée d’avoir autorisé en urgence des traitements douteux dont l’hydroxychloroquine sous pression du président Donald Trump au printemps et à l’été, la FDA tient à ne pas donner l’image d’une procédure bâclée ni soumise à autre chose que la plus grande rigueur scientifique. « La transparence a été excellente, à la fois dans ce qu’a donné Pfizer et dans la synthèse de la FDA », dit à l’AFP Eric Rubin, professeur de microbiologie à Harvard et l’un des 23 membres qui voteront.

Une fois ces étapes franchies, restera à distribuer le vaccin, tâche coordonnée par le gouvernement fédéral et confiée au secteur privé. Les transporteurs se sont dits prêts à opérer. Mais l’approvisionnement futur n’est pas garanti : les Etats-Unis n’ont, à ce jour, commandé à Pfizer que de quoi vacciner 50 millions de personnes. Les Etats-Unis demeurent le pays le plus endeuillé au monde avec plus de 3 000 décès mercredi, portant le bilan total à près de 290 000 morts.

Lire aussi : Covid-19 : les surprises et les enseignements des essais du vaccin de Pfizer
  • L’Afrique veut être dans les premiers bénéficiaires des vaccins

L’Afrique doit figurer parmi les premiers bénéficiaires des vaccins contre la pandémie de Covid-19 et que ces derniers ne soient pas monopolisés par ceux qui en « ont les moyens » financiers, a déclaré mercredi le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat. « Il faut que des vaccins soient disponibles (…). Il faut que l’Afrique soit également comprise parmi ceux qui vont bénéficier dès les premiers instants de ces vaccins », a souligné le responsable de l’UA, lors d’une conférence de presse conjointe avec le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

« Il faut d’abord que des moyens soient disponibles pour acheter ces vaccins car ils ne sont pas gratuits », a déclaré Moussa Faki Mahamat, en insistant sur « l’accessibilité aux vaccins ». « Dans le cadre du Covax [coalition contre le coronavirus lancée par l’Organisation mondiale de la santé pour s’assurer que les vaccins seront distribués équitablement], on nous a promis à peu près 20 % de la demande africaine. Mais il faut vacciner facilement au moins 60 % de la population, ce qui est un minimum pour atteindre peut-être une immunité collective », a-t-il estimé.

Antonio Guterres a précisé que « l’Afrique jusqu’à présent avait enregistré plus de 2,2 millions de cas et plus de 53 000 morts » du Covid-19.

  • En Espagne, Pedro Sanchez prêt à être vacciné publiquement

Le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a indiqué mercredi qu’il était prêt à se faire vacciner publiquement contre le Covid-19, à l’instar du président élu des Etats-unis, Joe Biden. Le socialiste Pedro Sanchez a assuré qu’il le ferait « sans aucun doute, non seulement comme président du gouvernement, mais aussi comme citoyen » pour les encourager à faire de même, a-t-il répondu mercredi soir sur la chaîne espagnole Telecinco. Aux Etats-unis, le président élu Joe Biden et les anciens présidents Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton se sont déjà dits prêts à se faire vacciner eux aussi publiquement contre le coronavirus.

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Le Monde

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