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Près d’un mois après le blocage opéré par Budapest et Varsovie, le président polonais, Andrzej Duda, a déclaré mercredi 9 décembre, à Prague, qu’un « accord préliminaire » sur le budget européen était « esquissé ».
Le 16 novembre, la Hongrie et la Pologne ont mis leur veto au plan de relance européen de 750 milliards d’euros et au budget communautaire (2021-2027) de 1 074 milliards. Les deux pays ont utilisé ce vote pour s’opposer à la mise en place, dès l’an prochain, d’un mécanisme qui permettrait de priver un membre de l’UE de fonds européens en cas de violations de l’Etat de droit (justice indépendante, politique anticorruption). Une définition jugée arbitraire par les deux alliés.
« Un accord préliminaire est déjà esquissé », a dit mercredi le président polonais lors d’une conférence de presse. « Les travaux et discussions sont en cours, cet accord est le résultat d’efforts très acharnés des parties polonaise et hongroise, mais aussi de la présidence allemande » de l’Union européenne, a-t-il ajouté.
La levée des veto hongrois et polonais ouvrirait la voie à l’approbation par les Etats puis à la ratification par les Parlements nationaux de la décision permettant de financer le plan de relance. Elle permettrait également de débloquer le cadre budgétaire pluriannuel censé entré en vigueur au 1er janvier.
Pas confirmé
Berlin n’a ni confirmé ni infirmé l’information sur un accord éventuel, évoquée également plus tôt par le vice-premier ministre polonais, Jaroslaw Gowin.
Le porte-parole du gouvernement polonais Piotr Muller avait déclaré mercredi que « les négociations budgétaires sont en cours », estimant qu’« il y a une chance pour un accord » au sommet européen de jeudi si les conditions posées par la Pologne et la Hongrie sont acceptées.
De passage, mardi, à Varsovie, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, avait parlé d’« une bonne chance » pour un accord, tout en espérant la « victoire polono-hongroise ».
Mardi, le premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, a déclaré que son pays était « prêt à des mois de négociations mais aussi prêt à [accepter] un budget provisoire possible », au cas où Varsovie serait obligé de dire non aux propositions européennes.
Dans l’hypothèse où les négociations échoueraient, la Commission européenne a dit travailler sur d’autres options pour permettre un plan de relance sans l’accord des deux Etats frondeurs.
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