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Interdites sur la voie publique, les marches sur le feu se feront à l’intérieur des temples. “L’accueil des fidèles doit se faire de manière à respecter les protocoles sanitaires émis par les autorités publiques (dispositif de nettoyage des mains, port du masque obligatoire, distanciation, sens de circulation avec entrée et sortie différenciée), explique aussi la Fédération Tamoule de La Réunion.
Camille Goyet, la directrice de cabinet du préfet a rappelé vendredi que les modalité n’ont pas changé depuis le mois de mai concernant les marches sur le feu. Elles ne sont pas interdites à proprement parlé, mais les conditions habituelles dans lesquelles elles se déroulaient ne permettaient pas de respecter la distanciation sociale « par essence, il y a les pénitents, les familles qui se massent autour de la réalisation du rite ».
La préfecture se disait également ouverte à la discussion « certains représentants de la communauté avec lesquels nous avons discuté considèrent que la marche sur le feu est faite aussi pour la famille donc la faire en petit comité n’a pas de sens, peut-être que d’autres ont une opinion différente, à ce moment là il faut travailler sur un protocole, s’assurer que la mairie est d’accord et voir avec la sous-préfecture. Il n’y a pas d’opposition de principe » disait la directrice de cabinet du cabinet.
Néanmoins, les processions religieuses sur la voie publique, elles, sont bel et bien interdites. « car tous les rassemblements sur la voie publique sont interdits au delà de six personnes donc les processions, elles, ne peuvent pas se faire » a terminé Camille Goyet.
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Après ces déclarations, La Fédération Tamoule de La Réunion vient de réagir ce mardi par le biais d’un communiqué :
“Le pandjângam ou almanach hindou rythme quotidiennement la vie religieuse hindoue pratiquée par les tamouls. Nous sommes à la veille d’une intense période de carême ponctuée notamment par la timidi (marche sur le feu) qui se déroulera dans bon nombre de kôyil (temple) de toute l’île.
Nos ancêtres engagés n’ont cessé de clôturer leur dure période de coupe cannes par cet acte de foi, remerciant dame Nature de leurs avoir permis de faire de bonnes récoltes et leurs permettant d’entrevoir des horizons meilleurs.
Cette tavam (austérité) ponctue en fait 18 jours de bhakti (dévotion), d’intenses prières, d’enseignement, d’offrande de Soi, de partage, permettant ainsi au dévot de revivre une page importante de l’épopée millénaire le Mahâ Bhârata localement Maga Barldon, source inépuisable d’enseignements.

La crise sanitaire que nous traversons depuis février dernier avec son corollaire de mesures sanitaires à respecter, a obligé tous les temples hindous à adapter leur pratique rituelle.
Sachant que l’espace public est réglementé, que depuis des mois toute procession extérieure est interdite, nous demandons aux responsables des lieux de culte de poursuivre leurs efforts et d’organiser à l’interne des kôyils toute cérémonie et autre acte de foi.
L’accueil des fidèles doit se faire de manière à respecter les protocoles sanitaires émis par les autorités publiques (dispositif de nettoyage des mains, port du masque obligatoire, distanciation, sens de circulation avec entrée et sortie différenciée etc.)
La Fédération Tamoule de La Réunion souhaite que tout lieu de culte hindou puisse, dans ce contexte particulier, accueillir les dévots en les guidant dans leur quête spirituelle.
A la veille d’intenses moments de dévotion, Prions donc sereinement pour que la Réunion puisse franchir ces obstacles et que l’année 2021 soit placée sous de meilleurs auspices.”
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