Joe Biden est-il déjà un canard boiteux ?

0
60

[ad_1]

Chronique. Dans la foulée de la publication des mauvais chiffres du chômage de novembre, les équipes de Joe Biden avaient prononcé des remarques qui se sont transformées, jeudi 3 décembre, en une courte déclaration et quelques questions, témoignage de l’impuissance du président élu. Joe Biden exhortait le Congrès à adopter un plan de soutien à l’économie, mais il n’est pas encore à la manœuvre. Certes, la tâche n’est jamais facile pour les présidents élus, entre le jour de leur victoire et celui de leur investiture, le 20 janvier.

L’ennui, c’est que cela pourrait durer : faute d’avoir la majorité au Congrès, Joe Biden pourrait rester un président sans pouvoir. En effet, les Républicains ont déjà 50 des 100 sièges au Sénat. Et pour détenir la majorité définitive, tout est suspendu au second tour des élections sénatoriales en Géorgie, le 5 janvier, puisque aucun candidat n’a obtenu plus de 50 % des suffrages, au premier tour. Mais on voit mal les deux sièges échoir aux démocrates dans cet Etat du sud. De ce fait, M. Biden a toutes les chances d’être le premier président entrant à la Maison Blanche sans majorité au Sénat depuis George Bush père en 1989.

Lire aussi Etats-Unis : Joe Biden se concentre sur le Covid-19 et veut intégrer Anthony Fauci à son équipe

Fort rebond de l’indice Dow Jones

Est-ce grave ? Pas à en croire l’indice Dow Jones qui a connu, en novembre, son plus fort rebond depuis 1987, en hausse de 12 %, et a cassé la barre des 30 000 points pour la première fois de son histoire. Certes, cette envolée s’explique largement par l’annonce d’essais cliniques réussis pour plusieurs vaccins contre le Covid-19. Mais aussi par l’arrivée d’une configuration historiquement idéale pour la Bourse : un président démocrate et un Sénat républicain. Des dépenses, mais pas de hausses d’impôts, voilà un schéma qui peut sembler idéal dans un monde où tout le monde se fiche des déficits, en période d’argent gratuit.

Cette lecture paraît assez naïve : l’adoption d’un plan de relance jugé indispensable par le président de la Réserve féderale, Jerome Powell, s’est révélée impossible depuis des mois, en raison des bisbilles entre démocrates et républicains. Joe Biden met en avant son souhait de nouer des alliances transpartisanes avec les républicains. C’est parier sur leur bonne volonté, qui semble peu probable : le clan Trump est sur la ligne d’une élection volée et le Grand Old Party, qui a réduit de moitié l’avance des démocrates à la Chambre, a déjà en ligne de mire les élections de mi-mandat de 2022. Pour se réconcilier, il faut être deux. Joe Biden a un talent, celui d’être un homme liant, et un objectif, réconcilier l’Amérique avec elle-même.

Il vous reste 38.98% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: