« Vestiges », un travail de mémoire des journalistes assassinés

0
67

[ad_1]

Publié aujourd’hui à 13h44

Le mégaphone et la carte de presse de Moises Sanchez Cerezo.

Felix Marquez a commencé à photographier des objets personnels des journalistes assassinés dans l’Etat mexicaine de Veracruz en 2015. Il a débuté son projet avec le mégaphone de Moises Sanchez Cerezo, fondateur du journal La Union. Ce dernier avait l’habitude de sillonner les rues de la ville de Medellín de Bravo, à bord d’une voiture équipée de ce mégaphone. Il criait les nouvelles et distribuait le journal aux passants. Il a été enlevé le 2 janvier 2015 à son domicile et son corps a été retrouvé le 24 janvier, dans un sac en plastique.

Une édition de son journal, « La Union ».
La chemise brodée du nom de son journal.
Photographie de Moise et de l’actuel président du Mexique, Andrés Manuel López Obrador, lors d’une visite au port de Veracruz avant sa campagne présidentielle.
Portrait de Yolanda Ordaz de la Cruzdécoupé dans la presse et retrouvé dans un de ses albums personnel.

Yolanda Ordaz de la Cruz enquêtait sur la criminalité et le narco-trafic pour le journal Notiver, basé à Veracruz.

Elle a été kidnappée le 24 juillet 2011 et son cadavre a été retrouvé, décapité, deux jours plus tard dans la ville portuaire voisine de Boca del Río. Il n’y a pas eu d’arrestations. Le crime n’a pas été résolu et différentes hypothèses subsistent.

Un carnet de notes personnelles où Yolanda a écrit des poèmes, des lettres.
Photographie de l’album personnel Yolanda Ordáz de la Cruz, sur laquelle elle assiste, en 1989, à la confiscation de produits illicites par les autorités policières.
Son sac à main.
Carte de presse de Guillermo Luna en 2010 pour le journal « El Regional » et son téléphone portable.

Guillermo Luna, était un photographe de presse spécialisé dans le crime. Il a disparu le 2 mai 2012, avec son oncle Gabriel Huge, photojournaliste indépendant. Le corps de Guillermo Luna ainsi que trois autres ont été retrouvés dans un canal à Boca del Rio, dans l’Etat de Veracruz, le 3 mai 2012. Ils avaient tous été démembrés et présentaient des signes de torture.

L’appareil photo avec lequel a travaillé Guillermo pour le journal « VeracruzNews » et « El Regional » jusqu’à son meurtre.
Ses lunettes de soleil dont il ne se séparait jamais.
Le chapelet que lui avait offert sa mère pour le protéger pendant son travail.
La caméra de « Milo Vela » et un calendrier scolaire où apparait Misael, son fils.

Miguel Angel López Velasco, connu sous le pseudonyme « Milo Vera », était un journaliste du journal Notiver à Veracruz. Il y tenait une chronique sur la criminalité, le droit et la sécurité dans sa localité. Le matin du 20 juin 2011, plusieurs hommes armés sont entrés par effraction à son domicile et l’ont abattu ainsi que sa femme et son fils.

Une photo retrouvée dans l’album de famille où Milo fait une interview.
Milo et son fils dans les locaux de la rédaction du journal « Notiver », dans les années 1990.
Le polaroïd de Guillermo et les disquettes de sauvegarde de son travail d’enquête.

Gabriel Huge a travaillé comme photographe pour Notiver. Il était également salarié dans une station de radio à Poza Rica. Il a quitté le Veracruz en 2011, lorsque trois des journalistes de la rédaction du quotidien régional sont assassinés. A son retour, il pige pour différents journaux. Le 2 mai 2012, il disparait alors qu’il couvre un incident de la circulation avec son neveu Gullermo Luna. Le 3 mai son corps parmi d’autres est retrouvé dans un canal d’égouts de la municipalité de Boca del Rio, dans le Veracruz. Ces crimes ont eu lieu une semaine après le meurtre de Regina Martínez, journaliste pour le magazine Proceso, également dans le Veracruz.

La carte de presse de Gabriel Huge pour le journal « Expresion », dans les années 1990.
Les péllicules de son appareil photo.
Les photos d’identité de Jimenez de la Cruz, surnommé « Goyo » et sa sacoche de travail.

Gregorio Jimenez de la Cruz, surnommé « Goyo » a travaillé comme photographe et journaliste pendant plus de vingt ans dans de nombreux titres de presse. Le 5 février 2014, après avoir accompagné ses enfants à l’école, il a été enlevé à son domicile à Veracruz par un groupe d’hommes masqués. Six jours après sa disparition, son corps a été retrouvé dans une tombe avec les restes de son ami Ernesto Ruiz Guillen, dirigeant syndical local.

Chemise brodée avec les coordonnées de Goyo qu’il portait lors des évènements qu’il couvrait.
Son appareil photo.
Son accréditation pour la couverture de la campagne présidentielle, en 2013.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: