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COMMERCES. Comme nous vous l’annoncions dans notre édition de la veille, le préfet Jacques Billant a pris un arrêté autorisant de manière exceptionnelle les ouvertures des commerces alimentaires et non alimentaires tous les dimanches de décembre.
Un arrêté qui suspend provisoirement ceux pris en 1966 et qui encadraient le travail dominical à La Réunion (seulement deux dimanches ouvrables avant Noël et le nouvel An, NDLR). Plusieurs éléments ont motivé cette décision. D’une part, la baisse d’activité subie par les commerces lors du premier confinement entre mars et mai derniers.
D’autre part, la nécessité de permettre aux commerces de compenser cette baisse de chiffre d’affaires en les autorisant à ouvrir dès ce dimanche 6 décembre. Tous les commerces et services sont concernés par cet arrêté au grand dam de certains syndicats de salariés qui avaient demandé au préfet de ne pas autoriser l’ouverture des commerces de plus de 400 m2 (lire notre édition de la veille).
Pour rappel, cette décision d’ouvrir exceptionnellement les magasins pendant tous les dimanches de décembre a été rendue possible par une directive du ministère du Travail. L’Etat avait laissé le choix aux préfets de région de déroger ou non à ces règles de travail s’ils étaient saisis d’une demande. Ce qui a été le cas. La CPME Réunion a été la première a demandé cette dérogation évoquant la nécessité d’ouvrir l’ensemble des commerces en cette fin de d’année pour compenser les pertes de chiffre d’affaires. S’en est suivi un échange entre les syndicats de salariés et le patronat piloté par la Dieccte.
Chacun a pu défendre son point de vue. Si les syndicats demandaient des gardes-fous, le Medef Réunion avait explicitement rejeté toute de demande de dérogation. Finalement, le préfet a suivi la demande de la CPME en autorisant les ouvertures dominicales les 6, 13, 20 et 27 décembre de cette année. A noter tout de même que les commerces qui profiteront de ces ouvertures exceptionnelles seront autorisés à donner le repos hebdomadaire par “roulement” à tout ou partie de leurs salariés pendant la période allant du 5 au 31 décembre.
Julien Delarue
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