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Dans le temps, on les appelait les “pions”, puis les “surveillants”. Maintenant, ce sont les AED, les assistants d’éducation. Or ils sont en colère et vont le montrer ce mardi pour une mobilisation inédite, au national comme au local.
Dans une quinzaine de collèges et lycées de l’île, il faudra s’attendre à des services de la vie scolaire largement dégarnis, puisque les AED manifesteront dans le Sud et le Nord devant le rectorat, rencontreront la rectrice avec une liste de revendications. “En 17 ans, c’est la première fois que cette mobilisation se produit”, expliquent les réprésentants locaux du collectif “Assistant d’éducation en détresse”.
“Nous ne sommes plus seulement des surveillants, nous jouons plusieurs rôles, comme des couteaux suisses. Ça va de l’accompagnement pédagogique des élèves aux relations avec les parents, en passant par des tâches administratives. C’est très gratifiant mais nous ne sommes pas reconnus comme tels”.
Les AED demandent ainsi “la titularisation des personnels car AED est maintenant un métier à part entière”. Ils souhaitent aussi bénéficier des primes Rep et Rep+ “qui sont versées à tous les enseignants et agents… sauf nous”. De même, l’opération “Devoirs faits” qui donne lieu à une rémunération supplémentaire chez les enseignant, n’est pas payée pour les AED. “Il faut aussi davantage de recrutements car certains établissements sont clairement en sous-effectif. Et nous avons besoin de formations, car on ne s’improvise pas à la fois psychologue, grand fère ou grande sœur, infirmier de dépannage…”
D.C.
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