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Les échanges ont fusé au conseil d’hier, où la majorité a adjoint une motion pour réaffirmer sa position quant aux titularisations massives après un récent revers judiciaire.
Huit affaires et rien d’autre. C’est du moins ce à quoi s’attendaient les élus de Saint-Louis, hier réunis en conseil municipal. Une assemblée qui laissait présager un peu de calme, alors que la maire Juliana M’Doihoima avait fait déplacer à la prochaine réunion de décembre le vote épineux du retrait du plan de titularisation voté en avril 2019 par l’ancienne majorité (voir notre édition d’hier).
Un plan validé par la cour d’appel administrative de Bordeaux, se portant garante de la légalité des 563 postes crées à l’époque. Sujet qui est vite revenu au premier plan avec la présentation d’une motion par les élus de la majorité, destinée à “tirer l’alarme rouge sur les finances de la commune”, présentait la maire en introduction. De là, une poignée d’élus se sont relayés pour lire le long texte, reprenant les arguments déployés par la Ville depuis que ces titularisations font l’objet de débats. “Alors que la charge du personnel représente 80% du budget de la commune, une telle rigidité ne nous laisse aucune marge de manoeuvre pour l’investissement “, a par exemple repris l’adjoint Thibaud Chaine Woon Ming.
” Une pièce de théâtre “
Un discours qui avait donc pour principal objectif de réaffirmer la position de la municipalité sur la question, malgré la décision de justice, et qui avait pour les membres de l’opposition des airs de “pièce de théatre “.
“Vous étiez dans la majorité de 2014 à 2018, alors ne dites pas que vous découvrez la situation “, fustigeait de son côté Louis Bertrand Grondin quand Philippe Rangama attaque la première magistrat sur un autre terrain. “Quand vous avez pris les responsabilités, vous vous deviez d’avoir connaissance de la loi sur la transformation de la fonction publique ” (6 août 2019, ndlr), qui met fin aux régimes dérogatoires pour les contrats de 1607 heures de travail par an.
Des critiques qui s’échouent sur la posture fixe de la majorité en poste depuis juin, rétorquant “avoir fait le choix d’arrêter cette spirale”.
Juliana M’Doihoma dit souhaiter attendre les conclusions de l’audit pour connaître ses marges de manœuvre dans la gestion des employés communaux. L’élue doit également s’entretenir début décembre avec les syndicats du personnel, avant d’aborder le sujet lors d’un prochain conseil municipal, qui ne risque pas d’être plus calme.
Skander Farza
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