La première ministre écossaise Nicola Sturgeon n’a « jamais été aussi certaine » de réaliser l’indépendance

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Nicola Sturgeon au Parlement écossais, à Edimbourg, le 26 novembre.

Pour Nicola Sturgeon, chaque pas compte. Et la première ministre écossaise entend bien, samedi 28 novembre, lors du congrès du Parti indépendantiste écossais (SNP) dont elle est aussi la dirigeante, continuer à avancer dans la quête d’indépendance de la province britannique.

« L’indépendance est clairement en vue : avec un objectif commun, de l’humilité et beaucoup de travail, je n’ai jamais été aussi certaine que nous la réaliserons », va déclarer la dirigeante du SNP devant ses membres, selon l’agence de presse britannique PA. Même si « notre objectif principal doit rester l’élimination du Covid-19 de notre territoire, l’Ecosse doit se tenir prête pour ce qui vient après », ajoutera-t-elle, à Glasgow.

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Les demandes pour une Ecosse indépendante, cheval de bataille de Nicola Sturgeon, reviennent en force après la gestion très critiquée de l’épidémie de nouveau coronavirus par Londres.

« Opinion soutenue et majoritaire dans l’opinion publique »

C’est désormais une « opinion soutenue et majoritaire dans l’opinion publique », selon la dirigeante indépendantiste, qu’un sondage réalisé début octobre par Ipsos Mori créditait d’un « très fort » soutien du public, satisfait à 72 % de sa gestion de la pandémie.

Sa formation apparaît donc en position de force à l’approche des élections locales de mai prochain. Le SNP pourrait rafler de nombreux sièges au parlement décentralisé d’Holyrood, chargé de prendre ses propres décisions en matière d’éducation, de santé et de transport. Mme Sturgeon avait promis en septembre de fixer avant ce scrutin les termes et la date d’un second référendum sur l’indépendance de la province britannique, malgré le refus de Londres.

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Un tel scrutin a déjà été organisé en 2014 et les Ecossais avaient voté à 55 % pour rester au sein du Royaume-Uni. Depuis, le premier ministre britannique Boris Johnson a exclu à plusieurs reprises de permettre à l’Ecosse d’organiser un nouveau référendum, arguant qu’il s’agissait d’un vote qui arrivait « une fois par génération ».

Le Brexit a changé la donne

Mais Nicola Sturgeon soutient, elle, que le Brexit a changé la donne pour les Ecossais. La province britannique a en effet massivement voté en 2016 contre la sortie de l’Union européenne, adoptée à l’échelle nationale et effective depuis fin janvier.

« Le peuple écossais a le droit de choisir son avenir », déclarera-t-elle samedi, « la question qui se pose à tous pour les élections de mai est la suivante : qui devrait prendre les décisions qui façonnent notre avenir ? ».

Elle encouragera ses troupes à « démontrer avec sang-froid et patience que l’Ecosse est prête à prendre sa place dans la grande famille des nations indépendantes ».

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Le Monde avec AFP

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