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Malgré un budget d’investissement ambitieux et une économie diversifiée, la relance de la croissance marocaine sera aussi dépendante de la météo et de la santé financière de ses partenaires.
Après plus de trois mois de confinement – l’un des plus longs confinements au monde -, et alors que la situation épidémique ne cesse de se dégrader, l’économie marocaine connaît son pire exercice depuis 1995 – le Maroc, étranglé par une grave sécheresse et par une politique de rigueur budgétaire, avait alors enregistré une récession de 5,4 %
« Nous allons clôturer l’année avec une récession de plus de 6 %. C’est maintenant une certitude », assure Larabi Jaïdi Senior Fellow au Policy Center for the New South (ex-OCP Policy Center) et membre de la Commission spéciale du nouveau modèle de développement (CSNMD). Le FMI n’est pas plus optimiste et parle dans son dernier rapport d’une contraction de l’économie chérifienne de 7% , à cause de la chute du tourisme, du ralentissement de l’industrie, mais aussi de la sécheresse.
Fin septembre, le taux de chômage était de 12,7 % (+330 points de base sur un an), avec 581 000 emplois perdus. De quoi effacer les avancées réalisées les deux ou trois dernières années par l’économie nationale.
Incessante évolution
Certes, organismes internationaux et institutions financières s’attendent à une reprise, assez notable, dès 2021, avec une croissance de l’ordre de 5 %. Une « bonne nouvelle » à relativiser. « On ne pourra parler de croissance importante que si le niveau du PIB atteint son niveau d’avant la crise », signale ainsi un éminent économiste marocain. Or, le rattrapage du pays de l’année de référence – 2019 dans le cadre de la crise du Covid-19 -, n’est pas attendu avant deux à trois ans.
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