Donald Trump fait pression sur des responsables républicains pour modifier les résultats

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Le président américain, Donald Trump, à la Maison Blanche, à Washington, le 13 novembre.

Donald Trump n’entend manifestement reculer devant rien pour tenter de modifier l’issue de l’élection présidentielle. Faute de succès devant les tribunaux, où ses accusations de fraude massive organisée par le Parti démocrate essuient échecs sur échecs, il multiplie désormais les pressions sur des responsables du « Grand Old Party » (GOP).

Mardi 17 novembre, il s’est ainsi entretenu par téléphone avec deux républicains membres d’une commission bipartisane qui s’étaient opposés dans un premier temps à la certification des résultats du comté du Michigan qui comprend la ville de Detroit, un solide bastion démocrate. Devant le tollé suscité par cette décision inhabituelle, ils s’étaient ravisés et avaient finalement accepté de valider les votes.

Un véritable coup de force

Après l’intervention de Donald Trump, les deux républicains ont souhaité dès le lendemain revenir à nouveau sur leur décision, une démarche cependant trop tardive pour qu’elle puisse se concrétiser. Le Michigan a été remporté par le vainqueur de la présidentielle, Joe Biden, avec une marge de plus de 150 000 voix.

Le président des Etats-Unis n’a pas pour autant relâché ses efforts, soutenu par les médias qui lui sont dévoués. Il a ainsi invité vendredi 20 novembre à la Maison Blanche deux hauts responsables du Parti républicain du Michigan : le chef de la majorité du Sénat de l’Etat, Mike Shirkey, et avec le speaker de la Chambre, Lee Chatfield.

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Pour la presse américaine, la stratégie est claire. Il s’agit de bloquer coûte que coûte la certification des résultats, prévue lundi dans cet Etat, voire de tester la disponibilité des responsables républicains pour ce qui s’apparenterait à un véritable coup de force : le contournement du vote du 3 novembre que constituerait la désignation par le Congrès du Michigan, où ils sont majoritaires, de grands électeurs acquis au président sortant.

L’un des visiteurs du président, Mike Shirkey, l’a catégoriquement exclu le 16 novembre. « Cela ne se produira pas », a-t-il affirmé en assurant que la loi de l’Etat ne le permet pas.

Théorie du complot

Les pressions de Donald Trump sont d’autant plus fortes que les avocats chargés de défendre ses accusations de fraude martelées préventivement des mois avant l’élection du 3 novembre ne sont pas pour l’instant parvenus à obtenir des résultats susceptibles de modifier le verdict des urnes dans un seul Etat.

L’équipe sur laquelle se repose le président n’est pas composée de spécialistes des contentieux électoraux comme ceux qui avaient été réunis par George W. Bush lors de l’épisode du recomptage des voix en Floride après l’élection présidentielle de 2000. Elle fait également pâle figure à côté de celle qui avait été mise sur pied pendant la mise en accusation du président, en 2019. Elle est dirigée par Rudy Giuliani, l’ancien maire républicain de New York, un ancien procureur qui a multiplié les bévues lors de sa première audience, le 17 novembre. Il est épaulé notamment par Sidney Powell, l’avocate d’un ancien proche de Donald Trump aux prises avec la justice, Michael Flynn.

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