Elle se plaint d’avoir reçu un meuble abîmé : le magasin refuse de réparer sa table

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Une Vacoassienne se plaint d’avoir déboursé Rs 23 000 pour des meubles qui laissent à désirer. De surcroît, dit-elle, le revendeur aurait refusé de faire les réparations nécessaires affirmant que c’est elle qui aurait endommagé la table. Récit.

Le  28 décembre 2020, Hema S., la quarantaine, une habitante de Vacoas, a acheté à crédit une table et six chaises dans un magasin bien connu, à Quatre-Bornes. Le tout pour une valeur de Rs 23 000. La livraison a été faite en janvier. Cependant, il y avait un problème avec la table et l’une des chaises. La réparation de la chaise a été faite sur place en présence d’un occupant de la maison, un garçon de 16 ans, le seul à être là au moment de la livraison. Mais la table n’a pas été réparée.

Plus tard le même jour, Hema a téléphoné au magasin pour demander la réparation de la table. Comme la transaction a été faite par le truchement d’une agence de financement, elle a signalé le problème à un préposé de la firme. Elle a insisté qu’elle ne paierait pas les mensualités aussi longtemps qu’on ne réparait pas la table. L’agence lui a demandé de produire un mémo devant être remis au magasin. Hema avance que le magasin a refusé de changer ou de réparer la table. « Ils me disent que c’est moi qui ai endommagé la table », déclare-t-elle. 

Elle estime que le salesman à qui elle a eu affaire l’a roulée en lui affirmant que le meuble a été fabriqué à partir d’un « bon bois ». « Le paiement des mensualités est à long terme. Trouver Rs 900 tous les mois sur une si longue période pour des meubles qui laissent à désirer et qu’on refuse de réparer… ce n’est pas évident », dit-elle.

Pour Amita Gunesh, Senior Officer auprès de la Consumer Affairs Unit (CSU), estime que tout article vendu doit être en bon état. « Est-ce la faute à la cliente si la table est endommagée ? Comment le magasin peut-il l’affirmer ? Est-ce qu’il peut prouver que la cliente a cassé la table ? Qui l’a projetée à terre pour l’endommager ? Cette accusation est trop facile de la part du magasin. Cette attitude demande à être revue. Au ministère du Commerce, nous voulons tous une relation plus saine entre le revendeur et le consommateur. Ils doivent trouver un consensus. Je ne dis pas que le revendeur a tort ou que la dame n’a aucun tort. Je dis que ce n’est pas l’attitude à adopter. Le magasin aurait dû venir en aide à cette dame, agir à l’amiable, voir ce qui pouvait être fait. Fallait-il demander à la cliente de débourser une petite somme encore ? On aurait pu faire cela. En tant que responsable d’un magasin, on ne peut dire à la dame : ‘Je n’interviendrai pas. Faites ce que bon vous semble ʼ», a-t-elle déclaré.

Amita Gunesh a demandé à Hema de porter plainte officiellement, si elle ne l’avait pas encore fait, à la CSU en téléphonant sur le 460 2500 ou sur sa hotline, 185. Elle a rappelé qu’aucun vendeur n’a le droit de commercialiser un produit impropre ou inapte à la consommation. La loi permet de poursuivre le commerçant au pénal s’il prouve qu’il y avait effectivement un problème avec ledit produit.



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Defi Media

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