Nouvelle journée de manifestations au Pérou

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Des manifestants soutiennent l’ancien président Martin Vizcarra le 14 novembre à Lima, au Pérou.

Le Pérou a connu samedi 14 novembre une nouvelle journée de manifestations contre l’accession au pouvoir de Manuel Merino, devenu président mardi après que le Parlement eut destitué Martin Vizcarra.

Le Parlement péruvien avait voté lundi la destitution du chef de l’Etat, pour « incapacité morale », M. Vizcarra étant accusé d’avoir reçu des pots-de-vins alors qu’il était gouverneur en 2014.

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Son éviction et l’accession à la présidence de M. Merino, un ingénieur agronome de centre-droit de 59 ans jusque-là à la tête du Parlement, ont entraîné depuis mardi des manifestations à Lima et dans d’autres villes.

Gaz lacrymogènes lancés par hélicoptère

Des manifestants soutiennent l’ancien président Martin Vizcarra le 14 novembre à Lima, au Pérou.

Samedi, des milliers de manifestants, pour la plupart des jeunes de moins de 25 ans, sont de nouveau descendus dans la rue, dans différentes villes, pour exiger la démission de M. Merino et rejeter ce qu’ils considèrent comme un coup d’Etat parlementaire.

La plus grande marche a réuni à Lima des milliers de personnes qui ont convergé vers la place San Martin. La police a de nouveau fait usage de gaz lacrymogènes, lancé y compris par hélicoptères, pour disperser des manifestants qui menaçaient de marcher sur le siège du Parlement.

Les jeunes portaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Merino, tu n’es pas mon président », « Merino imposteur », « le Pérou s’est réveillé ». Un groupe s’est approché de la maison de M. Merino, à l’est de Lima, pour manifester au son des casseroles et tambours.

Pression des manifestants

Des manifestants soutiennent l’ancien président Martin Vizcarra le 14 novembre à Lima, au Pérou.

Le premier ministre, Antero Flores Araoz, conservateur de 78 ans, a exclu que le président se retire, sous la pression des manifestations : « Il n’a pas envisagé de se mettre à l’écart, car des millions de Péruviens le soutiennent. Malheureusement, ils restent chez eux. Je ne les inviterais pas à sortir », a-t-il déclaré.

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Le président de la Conférence épiscopale a exhorté le gouvernement à dialoguer et à respecter le droit à manifester : « Il est essentiel d’écouter et de prendre en compte les cris et la clameur de la population pour retrouver confiance, tranquillité et paix sociale », a déclaré dans un communiqué l’archevêque de Trujillo, Miguel Cabrejos.

Le Monde

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