Le chef de la diplomatie américaine promet une « transition en douceur » vers un « second » mandat Trump

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Donald Trump n’a quitté qu’à deux reprises la Maison Blanche depuis le jour de l’élection.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a refusé, mardi 10 novembre, de reconnaître la victoire du démocrate Joe Biden à la présidentielle, en promettant une « transition en douceur » vers un « second » mandat de Donald Trump. « Nous allons compter toutes les voix », a-t-il dit lors d’une conférence de presse, assurant que les dirigeants à travers le monde étaient conscients qu’il s’agissait d’un « processus légal » qui « prend du temps ».

Une semaine après la présidentielle du 3 novembre, Donald Trump et son équipe continuent donc de crier victoire, freinant la période de transition de Joe Biden, qui essaie malgré tout d’aller de l’avant comme si de rien n’était. Il n’a quitté qu’à deux reprises la Maison Blanche depuis le jour de l’élection, pour aller jouer au golf ce dernier week-end sur l’un de ses parcours, près de Washington.

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Après avoir enchaîné les meetings dans la dernière ligne droite de la campagne, il se fait aujourd’hui inhabituellement discret : comme depuis plusieurs jours, aucun événement public ne figure mardi à son agenda. Le milliardaire républicain s’en remet à son canal de communication favori, Twitter, pour occuper l’espace et relayer ses accusations de fraude électorale, souvent épinglées par le réseau, faute d’éléments concrets pour les étayer.

« Nous allons gagner ! », a-t-il promis mardi matin, en lettres capitales, comme pour mieux se convaincre que les efforts juridiques engagés par son équipe pour contester les résultats dans les Etats-clés avaient une chance d’aboutir. « Nous avançons à grands pas. Les résultats commenceront à tomber la semaine prochaine », a-t-il encore écrit, alors que le ministre de la justice a donné son feu vert à l’ouverture d’enquêtes sur d’éventuelles irrégularités lors du scrutin.

Donald Trump, relativement isolé au sein de son parti, s’était déjà contenté de tweeter lundi pour annoncer sans ménagement le limogeage de son ministre de la défense Mark Esper ou s’interroger sur le timing de l’annonce par le laboratoire Pfizer, après la présidentielle, d’un vaccin-candidat efficace contre le Covid-19.

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Joe Biden « prêt à mettre le Covid-19 sous contrôle »

En refusant de reconnaître sa défaite, un geste extrêmement difficile à faire pour cet ancien homme d’affaires qui abhorre les « perdants », le président sortant complique la tâche de celui qui sera amené en janvier à prendre sa place à la Maison Blanche. Mais Joe Biden, déclaré vainqueur samedi de l’élection présidentielle à l’issue d’un long suspense, n’a pas attendu pour se mettre au travail que le processus de transition soit officiellement enclenché par l’administration Trump.

Comme dans une réalité parallèle, sans jamais mentionner ou presque le milliardaire et ses recours judiciaires, le président élu a commencé à préparer sa prise de fonctions. Le démocrate, qui fêtera dans dix jours ses 78 ans, a d’abord dressé lundi les contours de son plan de lutte contre la pandémie de Covid-19, sa priorité, le jour où les Etats-Unis ont franchi le seuil des 10 millions de cas recensés de contamination.

« Kamala Harris [sa future vice-présidente] et moi ne perdons aucun temps. Nous sommes prêts à mettre le Covid-19 sous contrôle », a-t-il tweeté mardi après avoir imploré la veille les Américains de porter un masque.

Le président élu a reçu mardi les félicitations du président turc Recep Tayyip Erdogan, qui entretient de bons rapports avec Donald Trump. Il s’est entretenu au téléphone avec plusieurs dirigeants étrangers : le premier ministre britannique, Boris Johnson, la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Emmanuel Macron.

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Joe Biden doit s’exprimer dans l’après-midi, toujours depuis son fief de Wilmington, dans l’Etat du Delaware, sur l’une des mesures phares de celui dont il a été le vice-président pendant huit ans, Barack Obama. La Cour suprême des Etats-Unis a débuté mardi matin l’examen de sa loi de 2010 sur l’assurance-santé, l’Obamacare, que les républicains n’ont jamais cessé de contester dans l’arène politique et en justice.

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Le Monde avec AFP



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