[ad_1]
Les banques publiques de développement du monde entier rêvent d’une « relance meilleure », dans un monde qui s’enfonce dans la récession. Quatre cent cinquante d’entre elles se réunissent, jeudi 12 novembre, au sommet Finance en commun, en marge du Forum de Paris sur la paix, pour faire connaître leur « rôle déterminant » dans le financement du développement durable.
Les chiffres publiés à l’occasion de ce sommet sont impressionnants : les banques publiques de développement totalisent, chaque année, 10 % des investissements dans le monde, soit 2 300 milliards de dollars (1 931 milliards d’euros). Une somme où se cumulent prêts commerciaux, prêts concessionnels (c’est-à-dire à des taux subventionnés) et dons distribués dans le cadre de l’aide publique au développement, même si ces derniers ne représentent qu’une partie infime.
Banque africaine de développement, China Development Bank, Caisse des dépôts et consignations, Banque mondiale… Originaires de pays pauvres ou de pays riches, bilatérales, régionales ou multilatérales, les institutions réunies lors de ce sommet virtuel n’ont, a priori, rien en commun. Certaines ne financent que le logement social, l’agriculture ou les PME, tandis que d’autres sont généralistes. Certaines accordent des prêts à des start-up en France, d’autres à la construction de puits dans le Sahel ou de parcs solaires en Inde.
Objectifs planétaires
Certaines financent la relance économique dans les pays riches, quand d’autres luttent contre la pauvreté dans les pays moins avancés. Les nouveaux objectifs de développement sont cependant planétaires, à l’instar de la préservation de la biodiversité, de la lutte contre le réchauffement climatique ou de la protection contre les pandémies. « Il faut faire en sorte que les investissements aillent dans la bonne et même direction, qu’on partage les standards et les méthodologies, qu’on aille plus loin dans la convergence des stratégies et des cofinancements », plaide Rémy Rioux, directeur général de l’Agence française de développement (AFD), organisatrice du sommet.
« Les banques publiques peuvent mobiliser des ressources importantes pour le financement du développement, ajoute Jorge Moreira da Silva, en charge de la direction de la coopération pour le développement à l’OCDE. Surtout dans une période où les pays doivent redoubler d’effort pour atteindre, d’ici à 2030, les objectifs de développement durable [ODD]. » Depuis la crise du Covid-19, ces 17 objectifs fixés par l’Organisation des Nations unies, allant de l’éradication de la pauvreté à l’élimination de la faim, en passant par la lutte contre le réchauffement climatique, semblent même hors de portée.
Il vous reste 58.03% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
[ad_2]
Source link
Have something to say? Leave a comment:
