Consommation : Rs 28 000 de réparation pour une Smart TV valant Rs 26 800

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Un habitant de Lallmatie est contraint de regarder la télé avec une ligne horizontale s’affichant sur l’écran. Raison : la Smart TV qu’il a achetée à crédit l’an dernier pour Rs 26 800 a eu un souci. Lorsqu’il a contacté le magasin qui la lui a vendue, celui-ci lui a réclamé Rs 28 000 pour la réparation. Le client refuse de payer ce montant.

Combien de fois n’a-t-on pas entendu de récits faits par des consommateurs ayant acheté des appareils électroniques qui leur en ont fait voir de toutes les couleurs ? Cette fois, c’est arrivé à un habitant de Lallmatie de 51 ans. Il raconte avoir acheté une Smart TV de 58 pouces à crédit le 4 novembre 2019. Or, après quelque temps, le téléviseur a commencé à avoir des problèmes. Selon le quinquagénaire, une ligne horizontale est apparue sur l’écran. 

Quand il a contacté le magasin qui lui a vendu l’appareil, un préposé a demandé une évaluation. Le rapport affirme que les problèmes seraient dus à l’oxydation. Montant réclamé pour la réparation : Rs 28 000. Ces frais sont répartis de la manière suivante : Rs 23 000 pour un panel, Rs 3 800 pour un Main Board et Rs 1 200 pour la main-d’œuvre.  

Le client a failli s’étrangler en apprenant la somme demandée. Il rappelle que la Smart TV lui coûte Rs 26 800, alors qu’on lui réclame un montant supérieur pour remettre l’appareil en état. Ce qu’il trouve aberrant.  Pour contrevérifier, l’habitant de Lallmatie a fait appel aux services d’un technicien du privé. Ce dernier lui a dit que ce qu’il fallait changer c’était le « flex-ribbon », une pièce qui ne coûterait pas autant selon lui. Le hic est qu’elle ne semble pas disponible à Maurice. Pour le client, c’est peut-être pour cette raison que le magasin veut faire changer le panel tout entier.

Résigné, il a demandé s’il pouvait payer pour la réparation à travers des mensualités. Le magasin aurait refusé sa proposition, exigeant d’être payé d’une traite. Le consommateur affirme qu’il a même téléphoné à plusieurs reprises au manager, mais ce dernier aurait refusé de lui parler.
Dépité, le client a demandé qu’on lui rende la Smart TV en l’état. Depuis, il doit regarder la télé avec une ligne horizontale sur l’écran, tout en continuant à payer ses mensualités. Il se dit déçu du traitement qu’il a reçu du magasin, vu qu’il est un client régulier pour avoir acheté plusieurs articles là-bas. « Je suis un bon client, un client sans reproche », insiste-t-il. Ce qu’il déplore davantage est que la garantie arrive à échéance en décembre prochain. 

Explik Ou Ka a interrogé Amita Gunesh, Senior Officer à la Consumer Affairs Unit (CAU), sur ce cas. « Tout cela est déplorable. Le consommateur se trouve aujourd’hui au pied du mur. Je ne sais pas exactement ce que dit la garantie. Si c’est un problème d’oxydation, nous savons qu’il n’est pas couvert par la garantie. Idem pour l’écran », a-t-elle déclaré.

Notre rédaction lui a alors fait remarquer que quand les consommateurs ont un problème avec leurs téléphones portables, pourtant fraîchement achetés, des commerçants mettent toujours cela sur le compte de l’oxydation. Y a-t-il, au sein de la CAU, des experts qui peuvent examiner les appareils concernés et certifier que la cause du problème est bien l’oxydation ? « Je l’ai dit à plusieurs reprises : si un consommateur n’est pas satisfait du rapport technique du service après-vente, la CAU pourra le diriger vers un technicien du privé qui confirmera ou non la source du problème », a répondu Amita Gunesh.  

Pour ce qui est du fait que la somme réclamée pour la réparation s’élève à Rs 28 000 alors que le téléviseur a été acheté à Rs 26 800 (intérêts inclus), la Senior Officer se demande s’il ne s’agit pas d’une manœuvre volontaire pour décourager le client à faire réparer l’appareil. Quand Explik Ou Ka l’a informée que l’habitant de Lallmatie avait demandé une contre-expertise à un technicien du privé, elle a demandé au plaignant de lui présenter ce rapport afin de déterminer si l’exercice a été mené par une personne qualifiée. 

Depuis plusieurs semaines maintenant, la CAU donne l’impression d’être à court d’experts qui peuvent vraiment défendre les intérêts des consommateurs. La Senior Officer, consciente de ces lacunes, a déclaré que le ministère du Commerce travaille sur cet aspect afin d’offrir une meilleure protection aux consommateurs. « Ça va venir », a-t-elle assuré.



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Defi Media

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