Joe Biden promet le retour des Etats-Unis dans l’accord de Paris sur le climat « dans exactement 77 jours »

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Joe Biden en campagne, à Des Moines, en Iowa, le 30 octobre.

Cela aura été l’un des derniers actes de Donald Trump. Depuis mercredi 4 novembre au matin, les Etats-Unis ont quitté l’accord de Paris sur le climat. Celui-ci étant entré en vigueur le 4 novembre 2016, Washington devait attendre trois ans avant de pouvoir notifier un retrait, avec un préavis supplémentaire d’un an. Joe Biden a réagi sur Twitter dans la soirée de mercredi : « Aujourd’hui, l’administration Trump a officiellement quitté l’accord de Paris sur le climat. Et dans exactement 77 jours, l’administration Biden le rejoindra », écrit le candidat démocrate.

La portée de cet acte, qui serait décidé dès l’entrée de M. Biden en fonction, est symboliquement majeure : il marque le retour des Etats-Unis dans les instances multilatérales et de l’Amérique dans la communauté de destin mondiale. Le candidat Biden n’a pas caché son intention de faire du climat un outil de sa politique extérieure et commerciale, en particulier vis-à-vis de la Chine.

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Notons d’abord que les Etats-Unis sortent mieux armés qu’on pourrait le croire des années Trump. Certes, le président républicain a défait toute une série de réglementations, tenté de relancer le charbon et de vendre des permis d’explorer le pétrole au large des côtes américaines et en Alaska. Mais en réalité, le marché a joué son rôle : la crise du charbon, remplacé par le gaz, meilleur marché et moins polluant, a permis au pays de réduire ses rejets de gaz à effet se serre, tandis que les investissements pétroliers sont dans les limbes, crise du Covid-19 oblige. Ainsi, l’agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) prévoit pour 2020 un recul de 10 % des émissions de CO2. Depuis le pic de 2007, juste avant la grande crise financière, elles auront baissé d’environ 23 % en 2020 (14 % si on arrête le compteur en 2019).

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Technologiquement, les Etats-Unis se sont aussi lancés dans la course aux énergies renouvelables qui pèsent désormais autant que le charbon dans leur production d’électricité. Depuis dix ans, celle de l’éolien a triplé (8,5 % de l’électricité), tandis que celle du solaire a quintuplé en cinq ans (2,4 %) ; l’hydraulique représente 7,5 % du total.

Les Américains profitent aussi de la bascule numérique pour accélérer leur mutation industrielle : la société Tesla est la star incontestée de l’automobile électrique ; elle vaut en Bourse plus de 400 milliards de dollars (340 milliards d’euros), neuf fois General Motors, cinquante fois Renault.

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