la fin de campagne est placée sous le signe de la tension

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A l’approche de l’élection présidentielle du 3 novembre, Le Monde tient le carnet de bord de la campagne. Un point quotidien, avec les faits de campagne, les publicités politiques, les sondages, les cartes et les chiffres qui permettent de suivre et de vivre la plus importante compétition électorale du monde.

L’élection présidentielle est loin d’être jouée. La publication d’un sondage de référence pour l’Iowa par le Des Moines Register, samedi 31 octobre, a agité le camp démocrate marqué au fer rouge par la victoire surprise de Donald Trump, en 2016 – les sondages accordaient à l’époque une nette avance à la candidate démocrate, Hillary Clinton. Ce sondage place Donald Trump en tête, au-delà de la marge d’erreur. Il y a quatre ans, le même institut avait anticipé le basculement de cet Etat longtemps démocrate dans le camp républicain.

Joe Biden n’a pas fait campagne dans l’Iowa avant son déplacement sur place, le 30 octobre. Le vice-président démocrate s’est concentré sur d’autres Etats même si un siège au Sénat est également en jeu le 3 novembre.

La nervosité n’est pas l’apanage du camp démocrate. Vendredi, au Texas, un cortège de véhicules portant des signes et des drapeaux en faveur de Donald Trump a entouré un bus de la campagne de Joe Biden qui se rendait de San-Antonio à Austin. Une vidéo montre un pick-up truck arborant des drapeaux en faveur du président écarter un SUV blanc circulant à proximité du bus.

Cette manœuvre d’intimidation a conduit le camp démocrate à annuler « par précaution » le rassemblement prévu avec l’antenne texane du syndicat AFL-CIO. Le président Donald Trump a publié sur son compte Twitter une vidéo de l’incident précédé de l’affirmation, en lettres capitales, « J’adore le Texas ! ». Ce message a été interprété comme un soutien au déploiement de force des supporteurs trumpistes.

Donald Trump a ajouté à la tension lors d’un meeting samedi en assurant que l’élection présidentielle ne serait pas décidée mardi. Il a averti ses fidèles qu’ils vont « attendre des semaines ». « Le 3 novembre va arriver et nous n’allons pas savoir [qui a gagné] et vous allez avoir du chaos dans notre pays », a-t-il dit. Il a également suggéré que « de très mauvaises choses » pourraient se produire pendant que les Etats comptent les bulletins de vote, les jours suivant le scrutin, laissant entendre, sans la moindre preuve, que ces opérations seraient propices à la fraude.

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