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Sur l’île grecque de Samos comme à Izmir, sur la côte turque, la nuit a été longue et rude après le séisme de magnitude 7 qui a fait au moins 26 morts vendredi 30 octobre, de part et d’autre de la mer Egée. Le tremblement de terre survenu vers 14 heures a provoqué un mini-tsunami sur les côtes grecques et turques, et a été ressenti jusqu’à Istanbul et Athènes.
« Nous avons eu très peur. Ma voiture a même été emportée par la montée des eaux sur le port… Nous préférons ne pas retourner dans notre maison qui a été endommagée, c’est trop risqué pour le moment ! », confie Manos Stefanakis, qui, avec sa famille, a dû passer la nuit de vendredi à samedi dehors sur un parking du port grec de Vathy. Les autorités locales ont recommandé aux habitants de se réunir dans des lieux dégagés et s’affairaient avec la protection civile pour pouvoir installer des tentes et lits de camps pour les sinistrés. Selon la municipalité de l’île, une centaine de bâtiments ont été abîmés, dont la façade de l’église de Karlovassi. Alors qu’ils rentraient de l’école, deux adolescents, de 15 et 17 ans, ont été tués vendredi à Vathy dans la chute du mur d’un édifice.
Selon le ministère de la santé grec, neuf personnes ont été blessées, dont une femme de 63 ans et une jeune fille de 14 ans qui ont été transportées à Athènes pour être hospitalisées. La protection civile, qui avait envoyé des SMS aux habitants de l’île pour les avertir du danger de se trouver à proximité d’édifices ou au bord de la mer, a déployé des secouristes et des ingénieurs civils qui doivent, dès samedi matin, évaluer l’étendue des dégâts. A Samos, comme sur les îles voisines de Chios, Lesbos ou Ikaria, qui ont aussi ressenti la secousse, tout le monde craint des répliques. Selon le sismologue Gerasimos Papadopoulos, « des répliques de magnitude 5,5 à 6 vont probablement survenir les jours prochains et cela représente un grand danger car les bâtiments qui ont déjà été endommagés peuvent s’effondrer même avec une secousse d’une moindre intensité ».
Grande inquiétude en Turquie
L’inquiétude est plus grande encore en Turquie, où l’agence gouvernementale des situations de catastrophe (AFAD) donnait vendredi soir un bilan de 12 personnes mortes et de 419 blessés. A la tombée de la nuit, des secouristes équipés de lampes frontales et aidés de chiens renifleurs continuaient de fouiller les décombres de 17 immeubles effondrés. Le gouverneur d’Izmir, Yavuz Selim Kösger, a fait savoir vendredi que 70 personnes avaient été secourues de sous les décombres. Les habitants de Seferihisar, une des villes turques les plus proches de l’épicentre, devaient faire face à l’inondation de leurs maisons à la suite de la montée de la mer causée par le séisme. Le centre de gestion des situations de crise turc précisait par ailleurs vendredi que 97 répliques, dont 20 d’une magnitude supérieure à 4, avaient frappé la région après le premier séisme, laissant craindre des dégâts plus importants les jours prochains.
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