la ville à nouveau sous couvre-feu, la garde nationale déployée

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Un membre de la garde nationale supervise les opérations autour de l’hôtel de ville de Philadephie (Pennsylvanie), alors qu’un couvre-feu a été décrété dans la soirée de vendredi 30 octobre.

Après une accalmie, la crainte d’un nouvel embrasement n’a pas disparu à Philadelphie. Un couvre-feu a été à nouveau imposé dans la soirée de vendredi 30 octobre, tandis que des forces de la garde nationale étaient déployées dans la principale métropole de Pennsylvanie après des troubles déclenchés par la mort d’un homme noir abattu par des policiers lundi.

« Le couvre-feu entrera en vigueur ce soir, de 21 heures à 6 heures », a tweeté le maire de la ville, Jim Kenney. « Les gens ne pourront sortir que pour travailler, s’ils ont besoin d’une aide médicale ou urgente, ou pour déposer leur bulletin de vote », a-t-il ajouté. Un couvre-feu similaire avait déjà été instauré mercredi soir, puis levé jeudi.

Le maire démocrate a ajouté que la garde nationale avait été « déployée aux abords des bâtiments gouvernementaux stratégiques ou d’autres infrastructures ». Des unités pourraient aussi être si besoin « envoyées vers des zones commerciales », théâtre de pillages ces derniers jours.

Alors que cette métropole majoritairement démocrate est déjà tendue à l’approche de la présidentielle de mardi, l’édile a souligné que la présence de la garde nationale n’était « pas liée aux élections », mais « aux troubles de cette semaine ».

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Ces mesures interviennent alors que Philadelphie s’attend à de nouvelles manifestations ce week-end, sur fond de tensions préélectorales et de nouvelle augmentation des cas de covid-19. Les troubles ont commencé lundi soir, après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant la mort d’un homme noir de 27 ans, Walter Wallace Jr, abattu en pleine rue par deux policiers à West Philadephia.

Diffusion de nouvelles images prévue le 4 novembre

La police, qui répondait à un appel pour dispute familiale, dit avoir intimé à l’homme de jeter le couteau dont il était armé. Selon elle, Walter Wallace a refusé de se plier aux injonctions des agents. Mais selon l’avocat de la famille, l’homme souffrait de troubles bipolaires et ces troubles, au vu des images des webcams embarquées par les policiers, étaient « clairement » perceptibles lors du drame.

Ces images n’ont pas encore été rendues publiques. Le maire a indiqué vendredi, après avoir consulté la famille, qu’elles seraient diffusées le 4 novembre, « en espérant que le délai permette d’apaiser les tensions et de diffuser ces enregistrements de façon constructive ». Les deux policiers, dont les noms n’ont pas été communiqués, ont été suspendus et une enquête a été ouverte.

Les troubles ont ajouté aux tensions autour de cet Etat-clé, où Donald Trump et son rival Joe Biden enchaînent les réunions électorales. Le président républicain a pointé les troubles comme un exemple de l’incapacité des grandes villes démocrates à maintenir l’ordre.

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Le Monde avec AFP



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