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Mardi 3 novembre, les électeurs américains iront aux urnes pour désigner le collège électoral chargé d’élire celui qui passera les quatre prochaines années dans le bureau Ovale de la Maison Blanche. Comme il y a quatre ans, l’élection va se jouer dans une poignée d’Etats-clés − appelés swing states − considérés comme pouvant basculer d’un côté ou de l’autre de l’échiquier politique.
En 2016, Donald Trump avait remporté 304 délégués composant le collège électoral, contre 227 pour sa rivale, Hillary Clinton, en gagnant les six principaux Etats-clés : Floride, Pennsylvanie, Michigan, Caroline du Nord, Wisconsin et Arizona. Mais, cette année, le chemin s’annonce plus compliqué pour le président sortant : selon les derniers sondages, à lire avec précaution, l’avance de son adversaire démocrate Joe Biden est stable dans ces six Etats.
Pour s’imposer, les deux hommes doivent miser chacun sur une partie de l’électorat. La mobilisation des électeurs noirs et latinos, traditionnellement plus enclins à voter démocrate, mais aussi des jeunes est ainsi scrutée avec attention.
Sur quelle base électorale peuvent se reposer chacun des candidats ? Quels sont les électeurs qui pourraient faire pencher la balance en faveur d’un camp ou de l’autre ? Comment chacun des camps a-t-il choisi d’orchestrer sa stratégie électorale ?
Renan-Abhinav Moog a analysé les dynamiques électorales dans plusieurs Etats-clés de cette présidentielle pour la Fondation Jean-Jaurès. Il répond à vos questions à partir de 10 heures.
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