[ad_1]
A la clôture de sa réunion du conseil des gouverneurs, jeudi 29 octobre, la Banque centrale européenne (BCE) a choisi de ne pas agir immédiatement. Mais elle a très clairement indiqué qu’elle le ferait en décembre. Malgré les confinements annoncés en France et en Allemagne, et les mesures restrictives qui se multiplient à travers toute l’Europe, elle a estimé qu’il n’y avait pas encore urgence.
Christine Lagarde, sa présidente, reconnaît, bien sûr, que la conjoncture conjoncture va fortement se dégrader. Le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro replongera-t-il en territoire négatif au quatrième trimestre ? Elle ne l’exclut pas, estimant que tout dépendrait d’un éventuel rebond en décembre, si les confinements sont levés, par exemple.
« Recalibrer »
Face à cette conjoncture noire, elle engage la BCE à annoncer une nouvelle série de mesures lors de sa prochaine réunion, les 9 et 10 décembre. « Nous sommes en accord unanime au conseil des gouverneurs (…) pour dire qu’il faudra agir. » Le communiqué officiel contient un mot-clé, promettant de « recalibrer » les instruments actuels. Mais Mme Lagarde ne veut surtout pas donner l’impression d’une certaine complaisance : « Nous avons agi rapidement et avec force lors de la première vague, nous allons faire de même à la deuxième. »
Que peut faire la BCE ? Au début de la pandémie, elle a annoncé un plan historique de rachat de dettes, dit PEPP (Pandemic Emergency Purchase Programme), de 1 350 milliards d’euros. Elle en a déjà dépensé plus de 600 milliards, et s’est engagée à continuer à l’utiliser au moins jusqu’en juin 2021. L’enveloppe est donc en train de se vider, même s’il lui en reste largement assez pour les mois qui viennent.
Les économistes tablent sur une augmentation de cette intervention. Frederik Ducrozet, stratégiste au gestionnaire de fortune Pictet Wealth Management, parie sur 500 milliards d’euros supplémentaires annoncés en décembre.
Mme Lagarde a aussi laissé entendre qu’elle pourrait agir sur d’autres fronts : « Nous toucherons à tous nos instruments. » Un autre plan d’achat de dettes, dit APP (Asset Purchase Programme), lancé avant la pandémie – et dont les conditions d’utilisation sont légèrement différentes –, pourrait aussi être augmenté.
Pas de panique
Le financement des banques pourrait également être revu. Celles-ci peuvent actuellement bénéficier de liquidités à un taux de – 1 %, à condition qu’elles augmentent leurs prêts aux consommateurs et aux entreprises. De facto, la BCE les paie pour qu’elles demeurent actives. Selon M. Ducrozet, les conditions attachées à ce programme pourraient être allégées.
Il vous reste 25.47% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
[ad_2]
Source link
Have something to say? Leave a comment:
