représailles des rebelles syriens affiliés à la Turquie, quinze combattants pro-régime tués

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Le 27 octobre 2020, la fumée qui s’élève du bombardement des forces gouvernementales syriennes sur le village d’Al-Bara, dans la partie sud de la province d’Idlib, au nord-ouest, tenue par les rebelles.

Des frappes très meurtrières se poursuivent en Syrie pour la deuxième journée consécutive. Des rebelles syriens affiliés à la Turquie ont pilonné des positions du régime de Damas dans la province syrienne d’Idlib (nord-ouest), tuant quinze combattants loyalistes. Cette attaque intervient en représailles à des raids russes ayant fait, la veille, des dizaines de morts dans leurs rangs, a fait savoir mardi une ONG.

Lundi, l’aviation russe avait visé un camp d’entraînement de Faylaq al-Cham, un groupe allié de la Turquie, dans le nord-ouest d’Idlib, tuant 78 de ses combattants et blessant plus de 90 autres tout près de la frontière turque. Il s’agissait de l’escalade la plus meurtrière depuis huit mois dans la région d’Idlib, ultime grand bastion djihadiste et rebelle de la Syrie, dont une partie échappe encore au contrôle de Damas.

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Le Front de libération nationale (FLN), coalition de groupes rebelles affiliés à Ankara dont fait partie Faylaq al-Cham, avait juré vengeance dans la foulée. « Depuis lundi soir, les factions du FLN ont lancé des centaines de roquettes et de tirs d’artillerie sur plusieurs zones contrôlées par les forces du régime dans le sud et l’est d’Idlib », ainsi que dans les provinces adjacentes de Hama, Alep et Lattaquié, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Représailles contre la Russie

Ce pilonnage a fait quinze morts parmi les forces progouvernementales au cours des dernières vingt-quatre heures, a précisé l’Observatoire.

Le porte-parole du FLN, Naji Moustafa, a qualifié ces frappes de « réponse immédiate et directe au crime » de la veille, précisant à l’Agence France-Presse (AFP) que les tirs avaient ciblé des forces du régime, notamment dans le sud d’Idlib et le nord de Hama. « La réponse se poursuivra et elle sera dure et forte », a-t-il martelé, accusant la Russie d’essayer de « saboter » la trêve en vigueur à Idlib depuis mars dernier.

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Selon l’OSDH, les forces du régime ont également bombardé des zones contrôlées par les groupes rebelles à Idlib et dans le nord de Hama. La moitié de la province d’Idlib ainsi que des segments des provinces voisines de Hama, Alep et Lattaquié échappent toujours au contrôle de Damas, qui a maintes fois réitéré sa détermination à reconquérir l’ensemble du territoire.

Cette région du nord-ouest de la Syrie, qui abrite trois millions d’habitants, est dominée par le groupe djihadiste Hayat Tahrir al-Cham mais abrite également des groupes rebelles moins influents, y compris ceux du FLN.

La trêve décrétée en mars avait stoppé une énième offensive du régime de Damas qui, accompagnée de frappes quasi quotidiennes des aviations syrienne et russe, a coûté la vie à plus de 500 civils, selon l’OSDH. Déclenchée en 2011, la guerre en Syrie a fait plus de 380 000 morts et poussé plusieurs millions de personnes à la fuite.

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Le Monde avec AFP

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