[ad_1]
A 35 kilomètres des côtes turques, l’île grecque de Leros ne manque pas d’attraits. Parmi eux, en baie de Lakki, son port naturel, souvent présenté comme le plus profond de la Méditerranée orientale. Y verra-t-on demain des navires de guerre français ?
Dans un contexte de fortes tensions avec la Turquie, c’est ce que souhaite un ancien ministre de la défense grec qui fut en poste entre 2012 et 2013 : appelant à renforcer la coopération militaire entre Paris et Athènes, Panos Panagiotopoulos a suggéré sur la chaîne Skai TV, lundi 26 octobre, que des forces navales françaises s’installent de manière permanente sur la petite île du Dodécanèse. Francophile, l’ex-membre du gouvernement conservateur d’Antonis Samaras révèle que des discussions avaient commencé entre les deux pays sur ce sujet il y a sept ans.
Occupée par les Italiens entre 1912 et 1943, Leros est un point stratégique en mer Egée et Rome en avait fait une base pour sa marine. Des installations militaires avaient été bâties, pour abriter notamment une escadrille d’hydravions. Ce qu’il reste de ces infrastructures ne permet toutefois pas d’accueillir des navires de guerre de types frégates ou corvettes. Rien de comparable avec Suda en Crète, la plus grande base de l’OTAN dans la région capable d’abriter des porte-avions, très fréquemment utilisée par la marine française pour ses escales.
« Intérêt stratégique évident »
Surtout, « il n’y a pas d’échanges avec la Grèce au sujet de Leros actuellement », affirme une source proche du dossier à Paris. Qui ajoute : « L’intérêt stratégique de l’île est évident, mais du coup, on voit bien la grande sensibilité politique qu’il y aurait à placer des forces en face de la Turquie. »
Attisées par l’activisme militaire turc aux frontières grecques, les frictions actuelles entre alliés de l’OTAN n’appellent pas ces mesures radicales. Lors de la dernière réunion des ministres de la défense de l’Alliance à Bruxelles, les 22 et 23 octobre, le problème turc a été mis sur la table pour la première fois de façon claire par le secrétaire général Jens Stoltenberg. Mais Ankara a fait un pas qui a permis d’avancer sur des mesures de « déconfliction » en mer entre les deux protagonistes. La Turquie a, comme la Grèce, accepté d’annuler des exercices militaires prévus aux mêmes dates, du 28 au 30 octobre, en Méditerranée. « C’est un pas dans la bonne direction », a salué M. Stoltenberg, qui redoutait « des risques d’accident ».
Il vous reste 17.56% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
[ad_2]
Source link
Have something to say? Leave a comment:
