[ad_1]
RÉGION EST. 5 jeunes ont voulu s’enrichir sur la tête d’autres personnes mais n’ont pas pensé aux conséquences. Mais c’est bien devant le tribunal correctionnel de Champ-Fleuri qu’ils comparaissaient hier, accusés d’escroquerie. Ils ont utilisé pas moins de 25 chèques volés pour réaliser leurs propres emplettes dans divers magasins. 3 d’entre eux échappent à la prison ferme.
Cinq jeunes, dont trois frères, tous âgés entre 22 et 26 ans, étaient jugés hier devant le tribunal de Saint-Denis pour des faits d’escroquerie datant de 2016. Ces dalons auraient utilisé des chèques volés pour payer dans plusieurs enseignes, à Sainte-Suzanne, Sainte-André ou encore la Plaine-des-Palmistes.
Un certain M. Mouriama s’était fait voler sa voiture, dans laquelle il y avait notamment son carnet de chèques et sa carte d’identité. A peine 15 jours après le vol, les escrocs n’ont pas perdu de temps pour passer à l’action. La victime a vu des sommes débitées sur son compte. L’opposition réalisée auprès de sa banque n’avait pas été prise en compte. Cette dernière l’a ainsi remboursé. Au total, ce sont près de 6 000 euros qui ont été dépensés par le biais de 9 chèques au nom de M. Mouriama.
La société TMA, à Saint-André, a également été victime de cette supercherie. Alors que l’entreprise devait recevoir son nouveau chéquier par voie postale… Elle n’en a jamais vu la couleur. 16 chèques ont été faits au nom de TMA, soit l’équivalent de près de 7 000 euros. Mais aucun d’entre eux ne donnera plus de détails sur la personne qui leur aurait donné ces carnets : “C’est un ami”.
“Des achats de première nécessité”
L’un des frères a attesté avoir utilisé ces moyens de paiement en toute connaissance de cause. “Je savais que c’était mal, mais je n’avais pas le choix”, a-t-il expliqué. Sans emploi, il aurait eu besoin de se nourrir, attestant qu’il s’agissait “d’achats de première nécessité.” Or, bien que grand nombre des fraudes ont eu lieu dans des enseignes alimentaires comme Carrefour, Jumbo ou encore Picard Surgelés, certaines se sont notamment déroulées chez Ravate tissus.
Ils avaient déclaré que leur paternel était “un grand businessman en matière de chèques”. Les frangins, accompagnés de leurs “tontons”, auraient-ils donc pris exemple sur leur père ? Certainement, mais l’expérience en moins. Quand ils ne présentaient pas la pièce d’identité de M. Mouriama, c’est la leur qu’ils montraient pour justifier leur moyen de paiement. L’avocate d’un d’entre eux les a ainsi qualifiés d’une “équipe de pieds nickelés”.
“Pour faire la fête”
Bien qu’ils avouent chacun leur tour, “mi regrette”, “mi la changé”, les 5 dalons semblent plutôt prendre cette histoire à la légère. En effet, tous ont apporté des documents prouvant des jobs ou des formations, mais lorsqu’un déclare avoir fait ça pour “faire la fête”, un autre se met à sourire. Le seul au casier judiciaire vierge a affirmé “ma fé mais depuis ma pu fé rien”. C’est bien le seul que l’on pourrait croire car, alors qu’un de ses frères est derrière les barreaux, le second a joué les récidivistes, de nouveau avec des chèques. Un autre a réalisé 89 chèques sans provisions, pour une valeur de près de 80 000 euros. Avec l’aide de ses acolytes, ce dernier aurait fait les démarches pour ouvrir son compte bancaire. Il l’aura ensuite approvisionné d’une centaine d’euros seulement, suffisamment pour obtenir des chéquiers.
Bien que 4 années se soient écoulées, madame la procureure n’a obtenu aucunes explications supplémentaires. Ils ont ainsi été condamnés en fonction de leurs casiers et de leur implication. Deux d’entre eux ont pris 6 mois de sursis probatoire pendant 2 ans. L’escroc, déjà incarcéré, écope de 8 mois dont 6 avec sursis. son frère est condamné à la même peine mais avec seulement 4 mois de sursis. L’inconnu de la justice s’en sort avec 2 mois de sursis simple.
Charline Bakowski
[ad_2]
Source link

Have something to say? Leave a comment:
