Bruxelles veut mieux coordonner les réponses des Vingt-Sept à la pandémie

0
76

[ad_1]

Le siège de la Commission européenne à Bruxelles, le 15 octobre 2020.

Rendez-vous a été pris le 29 octobre. Ce jour là, les chefs d’Etat et de gouvernement européens se retrouveront en visioconférence pour évoquer ensemble les ravages du Covid-19, partager leur expérience et voir comment ils peuvent mieux se coordonner. En la matière, les Vingt-sept peuvent faire nettement mieux, ils y ont même tout intérêt s’ils veulent ne pas reproduire les erreurs du printemps dernier, quand les frontières se sont fermées les unes après les autres mettant en péril le marché intérieur et laissant les institutions communautaires impuissantes.

Aujourd’hui, alors que le virus du Covid-19 fait de nouveau des ravages et que les mesures de restriction ont recommencé à se multiplier partout en Europe, le risque a resurgi de voir une nouvelle fois le Vieux Continent se fragmenter. A la fin de l’été, en tout cas, lorsque la propagation du virus s’est accélérée, les Etats membres ont d’abord agi en ordre dispersé, et la Commission européenne a mis du temps à reprendre l’initiative.

Il a fallu attendre le 4 septembre pour qu’elle fasse des recommandations afin de « coordonner les mesures ayant une incidence sur la libre circulation », et le 13 octobre pour que les Vingt-sept les adoptent. « Au cours de ces derniers mois, de nombreux gouvernements ont introduit des restrictions de voyage. Cela a conduit à un véritable patchwork de mesures. Il est difficile de savoir où l’on peut voyager et quelles sont les règles à suivre pour s’y rendre et rentrer chez soi », résumait le 12 octobre la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Lire aussi Les dirigeants européens mettent sur pied une conférence en ligne des donateurs contre le Covid-19

La portée de ces recommandations reste limitée. Ne serait-ce que parce que ce texte n’a rien de contraignant, les Etats membres étant souverains en la matière. Mais aussi parce que son champ est réduit au minimum, ce qui n’a pas empêché certains Etats membres de ne pas l’adopter, parmi lesquels le Luxembourg et l’Autriche. Le document définit des critères communs d’avancée de la pandémie, une sorte de thermomètre donc, à partir desquels les différentes régions de l’Union européenne (UE) sont classées en zone rouge, pour les plus atteintes, orange dans les cas moins critiques et verte lorsque le virus s’y fait rare. Avec une règle corollaire : aucune restriction (quarantaine et/ou test) ne doit être imposée à un voyageur venant d’une zone verte, contrairement à ceux venant des autres zones. Dans ce cadre, aucun Etat membre ne doit refuser l’entrée sur son territoire de voyageurs venant d’un autre pays de l’Union, une consigne adressée tout particulièrement à la Hongrie qui s’est fermée et ne tolère que certains citoyens tchèques, polonais et slovaques.

Il vous reste 40.4% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: