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La 9e édition de l’événement annuel porté à Saint-Paul, par Yann Vallé et Nathalie Quipandédié, aura bien lieu, comme imaginé lors des incertitudes du temps de confinement, du 4 au 18 décembre prochains. Avec, ça n’a pas changé, la part belle faite cette année aux violons et violoncelles.
Pour ceux qui auraient manqué dans cette rubrique la précédente présentation des invités de ce rituel d’août transposé de façon exceptionnelle à la veille de Noël, rappel des personnalités conviées. Telles, pour débuter en beauté, Ana Carla Maza, l’héritière du pianiste et compositeur chilien Carlos Maza exilé en France pendant la dictature militaire d’Augusto Pinochet, avant de choisir Cuba pour patrie. C’est donc une Cubaine qu’ici Opus Pocus convie. Une habituée des concerts de l’Orchestre Symphonique à La Havane auprès duquel elle a appris à apprécier les sonorités du violoncelle.
Un instrument que ses parents ont choisi de lui offrir avant d’émigrer, une nouvelle fois en famille, vers l’Espagne. Ana Carla avait 12 ans et la musique pour communiquer avec autrui dans ce nouveau pays. Lauréate de nombreux concours d’interprétation à Barcelone jusqu’à la fin de son adolescence, elle a assuré alors une tournée comme soliste de l’Orchestre Symphonique Méditerranée, avec le violoncelliste roumain Cristian Florea, son professeur. Par ailleurs c’est son père qui lui a transmis sa passion pour le jazz et l’art d’improviser, faisant de cette jeune personne une musicienne accomplie sans frontières ni barrières.
Cordes frottées de la diversité
On sait également qu’une autre femme de l’art, celui des cordes et en l’occurrence du violon, a accepté l’invitation de Yann Vallé : Fiona Monbet , une violoniste franco-irlandaise, née à Paris, diplômée du Conservatoire National Supérieur de Musique, du centre des musiques de Didier Lockwood (CMDL), et du conservatoire de Lille en direction d’orchestre. Depuis deux ans, elle a rejoint la direction musicale de la compagnie “Miroirs Étendus” aux côtés de son partenaire de musique de chambre, le pianiste Romain Louveau.
Illustre nom confirmé dans la liste des invités, Malavoi (l’un des plus grands groupes de musique antillaise, formé en 1972 par les quatre violonistes Mano Césaire, Jean-Paul Soïme, et Christian de Negri) qui a donné hors du souk une énergie jazzy, cubaine et latina au répertoire des Caraïbes. Le groupe peut compter désormais sur les jeunes violons de Nona et Thomas pour redorer son blason. À suivre…
Marine Dusigne
La totale musicale
Opus Pocus 2020 c’est 5 groupes “extérieurs” et 10 projets réunionnais, 16 concerts et 3 randonnées musicales, dans 10 sites (dont 4 nouveaux), 5 projets de violonistes, 5 projets de violoncellistes, 4 projets mixtes, et 1 projet kalbacello ! Jazz, classique, séga, maloya et musiques du monde (Cuba, Arménie, Mali, Maroc, Martinique…) 2 solos, 3 duos, 3 trios, 2 quatuors, 3 quintets, et des groupes à 8 et 11 musiciens. Ana Carla Maza en solo violoncelle et chant, pour l’ouverture du festival le 4 à Lespas, 20h, avec en première partie Sélène. Elle sera aussi le 5 au Kabardock. Hommage à Luc Donat les 6 et 18 au Kabardock proposé par Guillaume Dejean le violoniste d’Ousanousava, plus un hommage à Fred Espel par Serge Daffreville et Lorkès nasyonal la rényon. Le violoniste du swing manouche, Florin Niculesu en trio avec Hugo Lippi à la guitare, Philippe Aerts à la contrebasse, rendra hommage à Stéphane Grappelli le 10 à 20h à Stella avec le Trio Rhapsodiya en première partie. Malavoi avec Ralph Tamar et dix musiciens au Téat Plein Air le 12 à 20h.
Violon jazz de Fiona Monbet en quintet le 17 à 20h au Théâtre Luc-Donat. Le duo Ballaké Sissoko et Vincent régal retrouvera le Fanal de la Cité des Arts le 18 à 20h. Il y aura aussi, date non précisée, le Quatuor Stella pour donner le Quatuor N°1 de Johannes Brahms, à la Chapelle Pointue, un concert au jardin (de Paulo) avec Carnet de Voyage (Christophe Boney, violoncelle, et Eléonore Guillaume, piano), et un répertoire de musiques arabes et classiques, trois randonnées musicales, avec Alexis Vincent, accompagnateur en montagne, et le même Christophe Bonney, violoncelliste voyageur et alpiniste, en Suites de Bach, plus le kalbacello de Bruno Gaba dans Ganblo, le maloya à cordes de Kervéli, et autres surprises dont on va reparler.
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