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Sundar Pichai, PDG d’Alphabet, Thomas Kurian, patron de Google Cloud, Satya Nadella, PDG de Microsoft… La matière grise d’origine indienne s’exporte très bien aux Etats-Unis. « L’Inde possède parmi les meilleures écoles d’ingénieurs du monde, les plus connues étant les différents instituts indiens de technologie (IIT), qui ont essaimé en nombre dans la Silicon Valley à partir des années 1960 », rappelle Vijay Govindarajan, professeur à l’école de management du Dartmouth College d’Hanover, dans le New Hampshire.
Au fil du temps, les ingénieurs indiens ont « assis leur crédibilité » aux Etats-Unis et « c’est la raison pour laquelle la plupart des géants du numérique ont mis en place des centres de développement en Inde : ils peuvent ainsi accéder aux meilleurs talents à un coût moindre ».
Natif de Chennai (l’ancienne Madras), Sundar Pichai raconte souvent avoir découvert « le potentiel de la technologie » en ayant grandi sans télévision ni téléphone, ni ordinateur. « Les produits développés par les diplômés des IIT et d’autres institutions ont aidé à révolutionner le monde. Et maintenant, c’est au tour de l’Inde de faire sa révolution numérique », a-t-il expliqué au premier ministre indien, Narendra Modi, lorsqu’il est venu visiter la Silicon Valley en 2015.
Des propos que ne démentiraient pas d’autres grosses têtes du high-tech américain originaires du sous-continent, comme les PDG Arvind Krishna (IBM), Shantanu Narayen (Adobe), Nikesh Arora (Palo Alto Networks), Sandeep Mathrani (WeWork) ou Sanjay Mehrotra (Micron).
Il y a quelques mois, Vivek Wadhwa, enseignant à l’école d’ingénieurs de l’université Carnegie Mellon de la Silicon Valley, notait dans le Times of India que les dirigeants indiens avaient « le sens de l’humilité et la compréhension des besoins des gens ». A la différence des leaders de Californie, « qui ont grandi dans une bulle et se prennent souvent pour des dieux ».
Mais ils apportent davantage encore. « Ils aident leurs entreprises à concevoir le monde en développement comme une cible, estime Bhaskar Chakravorti, consultant à l’université Tufts du Massachusetts. L’Inde est à ce titre un laboratoire parfait pour tester des business models pouvant être déployés dans d’autres régions du globe. »
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