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A l’approche de l’élection présidentielle du 3 novembre, Le Monde tient le carnet de bord de la campagne. Un point quotidien, avec les faits de campagne, les publicités politiques, les sondages, les cartes et les chiffres qui permettent de suivre et de vivre la plus importante compétition électorale du monde.
Donald Trump a multiplié les accusations dramatiques, samedi 17 octobre, au cours de meetings tenus successivement dans le Michigan et le Wisconsin. Le président sortant a ainsi accusé son opposition démocrate de vouloir « effacer l’histoire américaine » et « purger les valeurs américaines ».
Décrivant les démocrates comme des « radicaux antiaméricains », il a estimé que les modérés ont « un devoir moral » de rejoindre le Parti républicain. « Le Parti démocrate que vous connaissiez autrefois n’existe plus », a-t-il ajouté, assurant dans des termes hyperboliques que l’élection de son adversaire Joe Biden provoquerait « la plus grande dépression de l’histoire de notre pays » et « ferait du Michigan un camp de réfugiés ».
Il a ajouté à propos de la crise sanitaire liée à l’épidémie de coronavirus que l’ancien vice-président « fermerait le pays, retarderait le vaccin et prolongerait la pandémie » s’il entrait à la Maison Blanche. « Joe Biden est un politicien corrompu et la famille Biden est une entreprise criminelle », a-t-il lancé. « C’est un criminel » qui « constitue un risque pour la sécurité nationale », a assuré Donald Trump.
Cette agressivité n’a pas épargné la gouverneure du Michigan, Gretchen Whitmer, qu’il avait vivement critiqué au printemps pour sa gestion de l’épidémie. La police fédérale a récemment dévoilé un complot de membres d’extrême droite visant à la kidnapper. Qualifiant l’élue de « malhonnête » et critiquant une nouvelle fois les mesures prises pour endiguer la propagation du virus, le président a fait huer l’élue par ses fidèles qui ont scandé « enfermez-la ! ». « Enfermez-les tous », a commenté Donald Trump.
La gouverneure, populaire dans son Etat, a réagi sur Twitter, en dénonçant « le type même de rhétorique qui a mis en danger la vie de ma famille, la mienne et celle d’autres représentants du gouvernement [du Michigan] alors que nous tentons de sauver la vie de nos compatriotes ». Lee Chatfield, le « speaker » républicain de la Chambre des représentants du Michigan, a réagi lui aussi par le biais du réseau social en dénonçant les chants. « Débattons. Remportons des élections. Mais pas ça », a-t-il déploré.
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