[ad_1]
Tribune. Le président Trump attaque depuis des mois le « risque » que fait porter, selon lui, le vote par correspondance sur l’intégrité de l’élection. Malgré le nombre infime de votes doubles et d’usurpations d’identité avérés (372 depuis 2016), sa rhétorique permet aux autorités locales de justifier des restrictions touchant le vote par correspondance, que 60 % des électeurs démocrates – mais seulement 28 % des républicains – annoncent vouloir choisir cette année.
A vingt-cinq jours du scrutin, les autorités républicaines demeurent diligentes dans leur refus de faciliter le vote par correspondance face à la pandémie. Ainsi, le Texas est l’un des seuls Etats à ne pas accepter la crainte d’être contaminé par le Covid-19 comme motif pour voter par correspondance. Au risque de créer des clusters dans les bureaux de vote, à l’instar de ce qui s’est produit lors de la primaire du Wisconsin. Le parti républicain texan a également fait appel, sans succès, de l’ouverture des bureaux de vote six jours plus tôt qu’en 2016.
Le 1er octobre, le gouverneur de l’Etat, George Abbott, a annoncé réduire le nombre de points de dépôt de bulletins de vote par correspondance pour n’en garder qu’un seul par comté jusqu’à l’ouverture des bureaux de vote, mi-octobre. Le Texas compte 254 comtés, et donc autant de points de dépôt répartis sur 695 662 km2. Mais l’inégal accès à ces points malmène le principe du « one man, one vote » établi par la Cour suprême en 1964. Ainsi, les 134 habitants du comté de Loving obtiennent un dépôt, au même titre que les 4,7 millions d’habitants du comté d’Harris qui couvre la ville de Houston.
Des inquiétudes chez les démocrates
Cette mesure vise tout particulièrement les démocrates. En fermant des dizaines de points, le gouverneur souhaite limiter la progression des démocrates dans les banlieues aisées plutôt modérées, et, surtout, contenir une forte participation dans les banlieues plus pauvres et les villes, aujourd’hui acquises aux démocrates. Par ailleurs, cet activisme cible les minorités de manière disproportionnée : 25 % des Noirs texans vivent dans le comté d’Harris, comme une majorité de la population hispanique partagée entre Harris et les vastes comtés frontaliers du Mexique.
Ces électeurs sont également ciblés par l’obligation pour voter de présenter un permis de conduire – il n’y a pas de carte d’identité aux Etats-Unis – dont le coût financier, ajouté à la peur des autorités, le maintient hors de portée pour beaucoup. Le gouverneur républicain de l’Ohio a lui aussi limité le nombre de points de dépôt. De son côté, la Floride bloque l’extension du droit de vote à 1,4 million d’anciens criminels, malgré un référendum favorable en 2018.
Il vous reste 47.19% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
[ad_2]
Source link
Have something to say? Leave a comment:
