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Dans le classement effectué en 2019 par la banque mondiale, Madagascar est le 5ème pays le plus pauvre au monde. Avec un PIB par habitant de 471 dollars pour une population de 27.50 millions d’habitants, 70% de la population malgache vit en dessous du seuil de pauvreté.
Au-delà de ces chiffres alarmants, le sud de Madagascar fait actuellement face à une situation d’extrême urgence. La famine et surtout la malnutrition touchent un grand nombre de foyers dans les régions Anosy et Androy en particulier dans les communes d’Ifotaka, de Behara et d’Ebelo ainsi que dans le district de Tsihombe.
Face à une telle misère, la communauté internationale doit réagir et considérer la situation de Madagascar comme cause MONDIALE.
Une étude sur l’insécurité alimentaire, publiée en avril 2020 estimait déjà qu’1,6 millions de personnes dans le Grand Sud rencontraient des difficultés d’accès à la nourriture. En conséquence, d’après l’étude de l’Office National de Nutrition (ONN), 8 % des enfants sont touchés au niveau national et encore bien plus dans le sud.
Les images récentes de la mort de neuf jeunes enfants ont ému la communauté internationale et particulièrement la population réunionnaise de « l’île sœur ». Mais l’implication des initiatives associatives et privées ne suffit plus face à l’ampleur de la crise.
L’Histoire du peuplement de La Réunion et l’Histoire de La France sont intimement liées à celle de « l’île sœur ». Notre profonde amitié pour la population malgache et sa grande souffrance doivent éveiller nos consciences.
Ainsi, nous proposons au gouvernement de faire appel à la Solidarité Nationale afin d’aider dans l’extrême urgence une population qui se meurt. A ce titre, il convient d’octroyer une aide d’urgence à Madagascar afin de soutenir les autorités du pays, les ONG et leurs partenaires et soulager à moyen terme les souffrances d’une population victime des effets de cette famine.
Une intervention efficace induit :
– Le financement d’unités mobiles d’urgence permettant la distribution d’eau, de nourriture, de médicaments et de moyens humains. En effet, l’hospitalisation de tous les enfants est impossible et la multiplication des centres nutritionnels répondra à des attentes localisées plus spécifiquement pour les grandes agglomérations.
– Le financement de systèmes capables d’acheminer de l’eau dans cette zone du pays et de recréer ainsi sur le long terme les conditions de la relance agricole et de l’accès à l’eau potable des populations éloignées des grands centres.
– Enfin, la mise à disposition d’ingénieurs, de techniciens, de personnels spécialisés dans divers domaines (eau, énergie, santé, nutrition, logistique…) permettrait d’accompagner le développement endogène du territoire.
Après avoir entendu des acteurs locaux et les ONG déjà investies telles que l’UNICEF, nous souhaitons apporter tout notre soutien à la population malgache dans ces moments difficiles, leur apporter l’espoir d’un avenir sûr et apaisé.
Nous espérons que cet appel à l’aide sera entendu par le gouvernement français et nous saluons par avance toutes les avancées qui seront faites vis-à-vis de ce grand Pays qu’est Madagascar.
Les députés : Nathalie BASSIRE, Isabelle VALENTIN, Didier QUENTIN, Karine LEBON, Stéphane VIRY, Laurence TRASTOUR-ISNART, Brigitte KUSTER, Robert THERRY , Thibault BAZIN, Jean-Hugues RATENON, Gérard CHERPION, Jean-Marie SERMIER, David LORION, Xavier BRETON, Frédéric REISS, Jean-Luc POUDROUX, Nadia RAMASSAMY, Michel VIALAY
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