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Comme attendu, l’Union européenne a sanctionné, jeudi 15 octobre, plusieurs membres de l’administration présidentielle russe proches du président, Vladimir Poutine, jugées responsables de l’empoisonnement en Russie de l’opposant Alexeï Navalny, ainsi qu’une entité impliquée dans la production de l’agent neurotoxique utilisé.
La liste publiée jeudi au Journal officiel de l’Union européenne comprend les noms d’Andreï Yarin, chef de la direction des affaires intérieures de l’administration présidentielle, son adjoint, Sergueï Kirienko, le vice-ministre de la défense, Pavel Popov, trois autres responsables russes et le « State Scientific Research Institute for Organic Chemistry and Technology » (GosNIIOKhT).
Rome demande à Moscou « une enquête approfondie »
Par ailleurs, l’Italie attend de la Russie « une enquête approfondie qui clarifie le plus rapidement possible » les circonstances de l’empoisonnement de l’opposant Alexeï Navalny, a déclaré le ministre des affaires étrangères, Luigi Di Maio, dans un entretien publié jeudi par le quotidien La Repubblica.
« Nous avons voté les sanctions [décidées par l’Union européenne], un instrument que nous utiliserons envers quelques personnes, des personnages institutionnels ou non, mais nous n’avons pas l’intention de frapper le peuple russe dans son ensemble », a affirmé le ministre italien, qui a rencontré cette semaine à Moscou son homologue Sergueï Lavrov.
« Le message que j’ai adressé au ministre Lavrov est clair : nous attendons une enquête approfondie qui clarifie le plus rapidement possible les circonstances de la tentative d’homicide contre Navalny », a-t-il expliqué, ajoutant qu’il s’exprimait « de manière très directe ». « L’Italie ne veut pas isoler la Russie », a-t-il assuré, rappelant par ailleurs que l’Italie est « un pays dont le PIB est déterminé à hauteur de 32 % par les exportations ».
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