Joe Biden de nouveau attaqué sur son fils

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A l’approche de l’élection présidentielle du 3 novembre, Le Monde tient le carnet de bord de la campagne. Un point quotidien, avec les faits de campagne, les publicités politiques, les sondages, les cartes et les chiffres qui permettent de suivre et de vivre la plus importante compétition électorale du monde.

A un peu moins de trois semaines de l’élection présidentielle, le New Yok Post, un tabloïd favorable au président des Etats-Unis, a publié, mercredi matin 14 octobre, un article visant à fragiliser Joe Biden par le truchement de son fils Hunter Biden. Ce dernier a siégé par le passé au conseil d’administration d’une compagnie gazière ukrainienne, un secteur dans lequel il n’avait aucune compétence particulière. Cette présence est à l’origine de la procédure de destitution engagée par Donald Trump à qui les démocrates ont reproché d’avoir monnayé une aide militaire et une invitation à la Maison Blanche de son homologue ukrainien en échange d’ouverture d’enquêtes à Kiev visant la famille Biden.

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L’article du New York Post repose principalement sur un courriel envoyé en mai 2015 à Hunter Biden par Vadym Pozharskyi, un conseiller du conseil d’administration de la compagnie. Dans ce document, ce dernier le remercie de l’avoir invité à Washington où il aurait rencontré celui qui était alors vice-président de Barack Obama. Joe Biden a toujours assuré ne jamais avoir intercédé en faveur de son fils.

Repris par la campagne de Donald Trump, qui y voit la preuve d’une corruption, le libellé ne permet cependant pas de savoir si le conseiller ukrainien a réellement rencontré Joe Biden et s’il a demandé ou obtenu quoi que ce soit de sa part. L’équipe de campagne de l’ancien vice-président a déclaré dans un communiqué qu’elle a examiné ses agendas de l’époque et qu’aucune réunion telle que décrite par le journal n’a eu lieu.

Les interrogations sur l’origine et l’authenticité des documents produits par le New York Post, qui pourraient selon eux avoir été piratés ou fabriqués, ont conduit Twitter et Facebook à limiter leur accès sur leurs plateformes, au grand dam d’élus du Parti républicain qui y ont vu la preuve d’un biais en faveur des démocrates. Le New York Post a dénoncé une « censure ».

« Notre communication sur nos actions concernant l’article du New York Post n’a pas été super. Et bloquer le partage de l’adresse Internet de l’article avec zéro contexte expliquant pourquoi : c’est inacceptable », a reconnu Jack Dorsey, le fondateur de Twitter, mercredi soir.

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