Heureux comme un patron allemand en France

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Les drapeaux allemand et français, à Berlin, le 29 avril 2019.

« Heureux comme Dieu en France », aiment à dire les Allemands. Les chefs d’entreprise et les investisseurs d’outre-Rhin semblent eux aussi trouver particulièrement hospitaliers les cieux hexagonaux. La France est devenue en 2019 le pays d’Europe qui accueillait le plus d’investissements directs étrangers, en particulier allemands : plus de 2 500 entreprises, représentant 320 000 emplois, sont installées sur le territoire.

Et elles sont satisfaites de ce choix, si l’on en croit les conclusions de l’enquête menée par la Chambre franco-allemande de commerce et d’industrie et le cabinet EY entre juin et août 2020. Une centaine d’entreprises ont répondu.

« Rapidité des aides »

Sur les mois qui ont précédé l’arrivée de l’épidémie en France, les indicateurs étaient meilleurs encore qu’en 2018, date de la précédente enquête : 92 % des entreprises jugeaient leur chiffre d’affaires bon, voire satisfaisant (+ 5 points par rapport à 2018), 54 % estimaient les perspectives à moyen terme encourageantes (+ 5 points).

La crise due au Covid-19 a bien entendu jeté une ombre au tableau, mais, malgré cela, un dirigeant sur trois déclare maintenir ses projets d’investissements. Surtout, souligne Charlotte Jansen, directrice associée d’EY, les patrons allemands « ont indiqué que la gestion de la crise s’était bien passée » et « ont été surpris par la rapidité des aides ».

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Autres attraits de la France aux yeux des patrons d’outre-Rhin ? « La créativité, l’innovation, la formation des ingénieurs », répond Charlotte Jansen, ainsi que la démographie, « un atout majeur », car il renforce la taille du marché. Du côté des points négatifs, rien de bien original : les charges et les impôts de production sont cités, ainsi que la nécessité d’aller plus loin dans les réformes. Et le manque d’enthousiasme des Français pour les métiers manuels, là encore une vieille antienne.

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