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Ouloufa Ismaïl Abdo à Djibouti, en février 2018. © Patrick Robert
À l’approche de la présidentielle d’avril 2021, la présidente de la Commission nationale de la communication explique comment l’organisme indépendant contrôle le temps de parole des partis dans les médias. Et veille à éviter les critiques du pouvoir comme de l’opposition.
Créée en 2016 avec pour mission d’assurer le pluralisme de l’information et un accès équitable aux médias en période électorale, la Commission nationale de la communication (CNC) a passé avec succès son baptême du feu lors des législatives de 2018. Depuis l’instauration du multipartisme en 1992, c’était la première fois qu’un organisme indépendant était chargé de contrôler le temps de parole des différents partis dans les médias. À l’approche du scrutin d’avril prochain, rencontre avec sa présidente, Ouloufa Ismaïl Abdo.
Le cadre législatif et réglementaire de 1992 a été entièrement dépoussiéré
Jeune Afrique : La CNC s’apprête à encadrer pour la première fois une campagne présidentielle. Estimez-vous qu’elle est prête ?
Ouloufa Ismaïl Abdo : Oui. Le cadre législatif et réglementaire de 1992 a été entièrement dépoussiéré, avec l’ajout de textes relatifs au pluralisme politique ou à la
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