l’Europe de nouveau en quête de coordination

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Des passagers en provenance d’Espagne attendent que leur soit administré un test de dépistage du Covid-19, à l’aéroport de Rome, le 19 août.

Pour leurs retrouvailles, mercredi 2 septembre, les ambassadeurs des Vingt-Sept auprès de l’Union européenne (UE) ont parlé frontières et le sujet devrait les occuper encore quelque temps. Car cet été, alors que le coronavirus a continué de se propager, les restrictions de voyage au sein de l’espace communautaire se sont multipliées. Et font désormais craindre une réédition de ce qui s’est passé à la mi-mars, quand, les unes après les autres, les frontières intérieures s’étaient fermées.

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Il s’agit aussi bien d’« éviter des réponses désordonnées [face à la progression du virus] que de préserver l’intégrité de l’espace Schengen », ont résumé, dans une lettre à leurs partenaires pour préparer la réunion de mercredi, les Allemands, qui assurent la présidence du Conseil de l’UE. En étroite collaboration avec Paris et la Commission, Berlin entend amener les Européens à ne pas recommencer les erreurs d’il y a quelques mois.

Comme elle l’avait déjà fait entre mars et mai, la Hongrie interdit, depuis mardi 1er septembre, l’entrée sur son territoire à tout étranger, à l’exception de ses voisins tchèques, slovaques et polonais. A l’inverse, la Suède, où le port du masque n’est même pas recommandé, reste totalement ouverte.

« Violations unilatérales de Schengen »

Entre ces deux extrêmes, on trouve le Danemark, qui a fermé ses frontières aux Français, mais aussi la Belgique, qui demande à tout ressortissant d’une « zone rouge » − comme Paris ou les Alpes-Maritimes − de se mettre en quatorzaine, ou encore l’Allemagne, qui exige que les voyageurs venant d’une zone à risques − c’est le cas des régions Ile-de-France ou Provence-Alpes-Côte-d’Azur − s’isolent ou fournissent un test au Covid-19 négatif.

« On a l’impression que la deuxième vague du Covid-19 trouvera l’Europe aussi démunie que la première », juge l’eurodéputé français (Les Républicains) François-Xavier Bellamy. Avant d’ajouter : « Ces mesures de restriction de la circulation sont des violations unilatérales de Schengen. En temps normal, la Commission les attaquerait. »

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Pour l’heure, l’exécutif européen a rappelé à Budapest « l’importance de [sauvegarder] l’intégrité de l’espace Schengen et d’appliquer des mesures aux frontières de façon non discriminatoire à tous les citoyens et résidents de l’UE », comme l’a tweeté, le 1er septembre, le commissaire européen chargé de la justice, Didier Reynders.

« Il nous faut éviter le chaos », a déclaré, mercredi, David Sassoli, le président du Parlement européen, qui appelle les Vingt-Sept à plus de coordination. La Commission devrait faire des recommandations en ce sens dès vendredi 4 septembre. Mais le sujet des frontières, hautement sensible, n’est pas une compétence communautaire et les Etats membres restent souverains en la matière.

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