L’Inde interdit 118 applications chinoises, dont « PUBG Mobile »

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« PUBG Mobile » est un jeu de « battle royale », un genre où cent joueurs s’affrontent sur une carte pour être le dernier survivant.

Dans un contexte de tensions diplomatiques entre la Chine et l’Inde, les autorités indiennes ont annoncé, mercredi 2 septembre, l’interdiction sur tout son territoire de 118 applications pour smartphone développées en Chine. Parmi elles, l’un des jeux pour mobile les plus populaires du pays : PUBG Mobile. Selon le cabinet d’analyse App Annie, ce jeu développé par un conglomérat chinois est l’application mobile générant le plus de revenus en Inde.

Dans un communiqué, le ministère des technologies indien a déclaré que PUBG Mobile et les 117 autres autres applications se « livraient à des activités qui portent préjudice à la souveraineté et à l’intégrité » du pays. Le gouvernement accuse notamment ces logiciels de « voler et [de] transmettre les données de leurs utilisateurs de façon non autorisée à des serveurs situés hors d’Inde. »

Un jeu très populaire en Inde

Le communiqué ne fait pas directement mention de la Chine, mais la liste dévoilée par le gouvernement contient exclusivement des logiciels développés par des entreprises et par des développeurs chinois. On y trouve notamment des produits de Baidu et de Tencent, deux des plus grandes entreprises technologiques en Chine.

PUBG Mobile, justement, est développé par Tencent, la plus grande entreprise de Chine dans le domaine des jeux vidéo. Il s’agit d’un jeu de « battle royale », un genre où cent joueurs s’affrontent sur une carte pour être le dernier survivant. La version initiale du jeu destinée aux ordinateurs et aux consoles, PlayerUnknown’s Battlegrounds (sortie en 2017, et qui a préfiguré le succès de Fortnite), est elle développée par une entreprise sud-coréenne.

L’interdiction de la version mobile du jeu en Inde risque de mettre un coup d’arrêt à la scène professionnelle du jeu à l’échelle régionale, dans laquelle on compte notamment de très nombreux joueurs indiens, et qui a fait l’objet d’investissements étrangers – y compris d’entreprises américaines.

TikTok déjà interdit

En juin, l’Inde avait procédé à une première vague d’interdictions d’applications pour smartphone chinoises. Le réseau social TikTok et la messagerie WeChat, notamment, avaient vu leur utilisation sur le territoire indien prohibée.

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Le gouvernement avait justifié ces actions de la même façon, expliquant qu’une telle décision avait été prise après que plusieurs plaintes pour vol présumé de données et violations des règles en matière de respect de la vie privée eurent été déposées auprès du ministère.

Ceci dans un contexte où l’Inde et la Chine sont entrées au printemps dans une nouvelle phase de tensions diplomatiques, jalonnées par des affrontements meurtriers entre soldats de ces deux puissances à la frontière entre les deux pays. L’Inde et la Chine se disputent le contrôle de deux territoires frontaliers depuis l’indépendance indienne et la fin du régime colonial britannique en 1947.

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Le Monde

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