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L’ancienne haute conseillère et amie de Melania Trump, Stephanie Winston Wolkoff, accuse la première dame d’avoir échangé des informations professionnelles, en lien avec la Maison Blanche, par l’intermédiaire d’adresses e-mail personnelles et non sécurisées.
Dans une interview accordée au Washington Post, l’ancienne conseillère, qui vient de publier un livre sur sa relation avec la première dame des Etats-Unis, Melania and Me : The Rise and Fall of My Friendship With the First Lady (« Melania et moi : grandeur et décadence de mon amitié avec la première dame »), affirme : « Nous n’avons jamais utilisé les adresses e-mail de la Maison Blanche. »
A la place, elles « correspondaient plusieurs fois par jour » via un compte e-mail de l’entreprise Trump ou un autre, relevant du nom de domaine MelaniaTrump.com.
Stephanie Winston Wolkoff précise également que parmi leurs échanges figuraient notamment des discussions à propos des embauches et contrats au sein de la Maison Blanche, de partenariats stratégiques ou encore des plannings détaillés du couple présidentiel lors de leurs visites en Israël et au Japon.
L’administration Trump déjà épinglée
Melania Trump se retrouve ainsi au cœur d’accusations similaires à celles qui avaient contrarié la campagne présidentielle d’Hillary Clinton en 2016. Donald Trump en avait fait son argument massue contre la candidate démocrate, alors sous le coup d’une enquête fédérale pour avoir utilisé un serveur personnel de messagerie électronique, et non sécurisé, pour des échanges concernant des affaires d’Etat, quand elle dirigeait la diplomatie américaine.
Une affaire que l’actuel président des Etats-Unis avait même qualifiée de « plus grand scandale depuis le Watergate », lors d’un meeting de campagne dans l’Iowa. « Lock her up » (« Enfermez-la ») était alors scandé dans la plupart de ses rassemblements électoraux.
Il ne s’agit pas du premier évènement de cette sorte au sein de l’administration Trump. En 2018, sa fille, Ivanka Trump, avait également été épinglée pour avoir traité d’affaires internes via sa messagerie personnelle. La conseillère du président s’était, à l’époque, défendue en affirmant ne pas avoir eu connaissance des détails des règles fédérales.
Stephanie Winston Wolkoff ne fait pas mention des échanges de mails dans les mémoires qu’elle vient de publier mardi 1er septembre, assurant « avoir assez de choses » à écrire. Melania and Me était, mardi, 4e au classement des meilleures ventes d’Amazon, juste derrière un livre attendu le 8 septembre, signé Michael Cohen, ex-avocat personnel de Donald Trump.
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