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Rien ne va plus entre l’Inde et la Chine. Les deux géants asiatiques qui partagent 3 500 kilomètres de frontières dans l’Himalaya sont engagés dans une escalade commerciale et militaire. Les plus pessimistes redoutent une guerre entre les deux pays, au Ladakh, théâtre, depuis le mois d’avril, de très fortes tensions entre les soldats de chaque côté d’une ligne de frontière, esquissée en 1962 mais qui reste à définir (Line of Actual Control ; LAC), les deux pays n’étant pas d’accord sur son tracé.
Le 15 juin, dans la vallée de Galwan, autour du lac Pangong, les heurts les plus meurtriers, depuis 1975, avaient fait vingt morts côté indien et un bilan indéterminé côté chinois. A l’origine du conflit, la construction d’infrastructures, notamment une route de 250 kilomètres reliant des postes-frontières côté indien, dont la Chine veut éviter la connectivité. Les deux rivaux ont ensuite entamé des pourparlers militaires et diplomatiques, mais ils ont parallèlement dépêché en renfort des milliers de soldats et du matériel. Selon plusieurs experts, les Chinois auraient construit plusieurs bases militaires, ainsi que des héliports. Le quotidien indien The Hindu assure, sur la foi de sources gouvernementales, que la Chine contrôle 1 000 kilomètres carrés de la LAC au Ladakh.
Les tensions ont été exacerbées au cours des derniers jours dans cette région himalayenne prisée par les touristes et les amateurs de treks. Les deux parties s’accusent mutuellement d’intrusion, dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 août, de nouveau autour du lac Pangong, mais, cette fois, sur la rive sud. New Delhi assure que Pékin a violé les accords conclus entre les deux pays pour assurer la paix dans la région. Pour contrer l’imminence d’un mouvement chinois, destiné à conquérir du territoire sur les hauteurs du lac, les soldats indiens auraient « pris des mesures défensives ». Des incidents se sont reproduits lundi. « Alors même que les commandants au sol des deux parties étaient en discussion pour désamorcer la situation, les troupes chinoises se sont de nouveau livrées à des actions de provocation », a assuré le porte-parole du ministère des affaires étrangères indien, Anurag Srivastava.
Boycottage des produits chinois
La Chine a évidemment récusé ces affirmations, demandant à l’Inde de retirer immédiatement ses troupes. Le ministre des affaires étrangères chinois, Wang Yi, en déplacement en France, a affirmé que son pays ne sera « jamais le premier à aggraver la situation », mais que les autorités veilleront « fermement à sauvegarder [leur] souveraineté et [leur] territoire national ». Il a rappelé que « la frontière n’a pas encore été délimitée, et donc qu’il y aura toujours des problèmes ».
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