Deux ans après la mort violente d’un homme détenu en Belgique, l’absence de réaction des officiels provoque l’incompréhension

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Le ministre-président de la Flandre, Jan Jambon, lors d’une conférence de presse sur l’affaire Chovanec-case, le 29 août à Brasschaat.

La presse du royaume avait rapidement parlé d’une « affaire George Floyd à la belge ». Elle n’avait pas tout à fait raison car le sort infligé à l’Afro-Américain, étouffé le 25 mai par le genou d’un policier de Minneapolis (Minnesota), n’avait pas été agrémenté de rires des agents présents, et pas non plus d’un salut nazi. Or, c’est bien ce qui s’est passé, à l’aéroport de Charleroi, avant le décès dans des circonstances assez semblables, de Jozef Chovanec, un entrepreneur slovaque de 38 ans.

Les faits se sont déroulés en février 2018, mais n’ont été révélés qu’il y a deux semaines quand un quotidien a diffusé des images insoutenables, filmées par une caméra placée dans la cellule où l’homme avait été enfermé. Des policiers l’ont menotté, lui ont mis une couverture sur la tête, et l’ont maintenu de force sur le ventre en pesant pendant de longues minutes sur son corps. Pendant cette scène, les agents éclatent de rire et l’une de leurs collègues – à 22 ans, elle procédait à sa première intervention – lève le bras de façon non équivoque.

Des ambulanciers débarquent, au bout de trente-cinq minutes, et injectent – dans la jambe, c’est une erreur – un calmant à Jozef Chovanec, qui va faire un arrêt cardiaque. Une policière tente alors de procéder à une réanimation. Transporté à l’hôpital, le Slovaque mourra trois jours plus tard.

« Rapport sommaire »

Extrait d’un avion qui devait le ramener dans son pays parce qu’il était incapable de présenter sa carte d’embarquement, allongé sur le tarmac puis transporté en cellule, l’entrepreneur souffrait en réalité d’un trouble psychologique grave, le syndrome de délire agité (SDA), qui peut résulter de la consommation de stimulants ou d’une forte perturbation affective. Le syndrome est à l’origine de nombreux décès dans le cadre d’une détention. Avant l’arrivée des policiers, Jozef Chovanec s’était fracassé la tête contre les murs, sans apparemment ressentir de douleur, une caractéristique du SDA.

Si un protocole pour les policiers belges avait été élaboré en 2010, après la mort, dans des circonstances semblables, d’un détenu à Anvers, il n’a visiblement pas été appliqué à Charleroi. C’est l’une des nombreuses leçons qui découlent des auditions auxquelles procèdent les députés fédéraux depuis la révélation de l’affaire. Mardi 1er septembre, ils entendaient Jan Jambon, ministre-président de la Flandre et ancien ministre fédéral de l’intérieur, Marc De Mesmaeker, l’actuel patron de la police fédérale, et Catherine De Bolle, qui occupait ce poste au moment des faits, avant de devenir la dirigeante d’Europol.

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