[Faits Divers] Photos intimes volées sur Facebook : le maître-chanteur face à ses victimes

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Un Dionysien comparait devant le devant le tribunal correctionnel pour avoir piraté les comptes facebook de jeunes filles pour les faire chanter au moyen de photos volées.

Dimitri H., un Dionysien de 23 ans devait être jugé en février dernier pour toute une série de faits en lien avec le piratage des comptes facebook de dizaines de jeunes femmes. Mais l’audience avait dû être reportée en raison de la grève des avocats.

 

Placé sous contrôle judiciaire, ce dernier n’avait pourtant pas tardé à récidiver. Le soir même de sa sortie du tribunal sous les huées de ses victimes, il usurpait de nouveau des identités de jeunes femmes pour entrer en contact avec d’autres, leur dérober des photos intimes et les faire chanter. Pas pour de l’argent, mais pour des discussions graveleuses, des vidéos-chats ou des photos dénudées.

 

L’homme, déjà prévenu devant le tribunal correctionnel pour avoir fait près de 70 victimes entre 2017 et fin 2019, avait alors été interpellé et place en détention.

 

 

Une centaine de victimes

 

Pendant deux ans, ce Dionysien a piraté les comptes facebook d’une centaine de jeunes filles aux quatre coins de l’île, menaçant de divulguer leurs photos intimes pour alimenter ses fantasmes.

 

Le Journal de l’île avait receuilli les témoignages de plusieurs de ces jeunes femmes victimes de l’internaute pervers, expliquant comment elles s’étaient retrouvées piégées. «J’ai reçu un message de ma copine, en fait le pirate, me montrant qu’il détenait des photos de moi et menaçant de les envoyer à toutes ma famille ou de les vendre à des sites porno», nous racontait l’une d’elles. D’autres nous avaient montré des échanges de messages dans lesquels, se faisant toujours passer pour une copine, il lançait des discussions en espérant obtenir des confidences de nature sexuelle. Des jeunes femmes entre 15 et 30 ans venant de Saint-Denis, Saint-Pierre ou Saint-Benoît, certaines appartenant au même cercle d’amies, d’autres ne se connaissant absolument pas.

 

Le suspect, qui utilisait plusieurs adresses IP différentes, réussissait à entrer en contact avec certaines d’entre elles en se faisant passer pour un technicien de facebook intervenant pour supprimer un virus. Obtenant ainsi des identifiants, il abusait ensuite de la naïveté des amies de sa première proie pour obtenir de nouveaux codes, et ainsi de suite.

 

Près d’une centaine de jeunes Réunionnaises auraient ainsi fait l’objet de faits de transmission frauduleuse des données informatiques, usurpation d’identité, captation d’images à caractère sexuel et chantage avec mise à exécution de la menace au cours des deux dernières années, sans qu’elles aient toutes déposé plainte.

 

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clicanoo

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