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Esquisse du plan de relance, rentrée scolaire, Covid-19, le Premier ministre a balayé différents sujets lors d’un discours face au Medef, ce mercredi.
Le Premier ministre Jean Castex a pris la parole lors de l’Université d’été du Medef à Longchamp, ce mercredi. Et il a balayé plusieurs sujets, la rentrée scolaire, la gestion du Covid-19 et le plan de relance qui sera présenté le 3 septembre.
Sur la rentrée scolaire :
“Nous allons organiser une rentrée scolaire dans les conditions les plus normales possibles. C’est à la fois une priorité éducative pour lutter contre le décrochage scolaire, objectif majeur du ministre chargé de l’Education nationale. Mais c’est aussi une des conditions essentielles de la reprise économique et sociale. Nous devons en même temps investir dans les mesures préventives qui font barrières à l’épidémie. Nous avons étendu le port du masque : dans les commerces et les lieux publics clos, dans les espaces publics les plus fréquentés. Et logiquement, il est nécessaire de l’appliquer dans le milieu professionnel.”
Sur la gestion du Covid-19 :
“Nous sommes prêts. Les équipements sont là, les lits sont disponibles. Nous avons appris à piloter le risque épidémique au plus près du terrain. Notre objectif premier, c’est de tout mettre en œuvre pour éviter le retour à un confinement général dont nous ne connaissons que trop le coût et les conséquences. La lutte contre la pandémie, comme la relance de l’économie, dépendent certes des pouvoirs publics, mais aussi de chacune et chacun d’entre nous. L’Etat ne peut pas tout, en tout cas, pas tout seul.”
Sur le plan de relance à venir :
“Nous avons choisi de le reporter d’une semaine. Ce plan est prêt. Il viendra au bon moment, car il s’inscrit dans la continuité d’un effort que nous avons été parmi les premiers pays à déployer dès août dernier. La relance passera largement par les territoires. Le plan pourra être adapté localement pour que sa mise en œuvre gagne en efficacité.
Cela sera une relance par l’offre et l’investissement. Les revenus des ménages ont été préservés dans la crise, mieux que chez nos principaux partenaires. La consommation est vigoureusement repartie après le confinement. Nous avons dans le cadre du plan, déjà effectués des versements complémentaires au titre de l’allocation de rentrée scolaire.
Il y aura des projets d’investissements partout en France, dans les zones rurales, dans les villes, dans les agglomérations, en Outre-mer aussi et à l’international. Le plan de relance doit être durable et structurant. Nous allons baisser dès le 1er janvier prochain les impôts de production à hauteur de 10 milliards d’euros par an. Ce sont ces impôts qui pèsent sur les facteurs de production.”
“Au moins un quart” des 100 milliards d’euros prévus pour relancer l’économie française dans le contexte de crise sanitaire bénéficiera aux PME et aux TPE, a aussi annoncé le Premier ministre Jean Castex.
Le Premier ministre a vanté la “puissance des moyens” de ce plan, les 100 milliards représentant “quatre fois plus que le plan de 2008, un tiers du budget de l’Etat”. Et “c’est en part de richesse nationale le plan de relance le plus conséquent annoncé à ce jour parmi les pays européens”.
Face à un parterre de chefs d’entreprises, le Premier ministre a détaillé les modalités de la baisse annoncée de 10 milliards d’euros des impôts de production à partir de l’année prochaine. C’est une “mesure (…) que nous attendons depuis quatre ans” afin de “pouvoir se battre à armes égales avec nos concurrents proches”, avait rappelé auparavant le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux, dans son discours d’ouverture.
Cette baisse passera par une “division par deux” de la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), via la suppression de la part de cette taxe qui revient actuellement aux régions, a expliqué M. Castex. Par ailleurs, le gouvernement va réduire le plafonnement de la contribution économique territoriale (CET) en part de la valeur ajoutée “de 3% aujourd’hui à 2% demain”.
Enfin, “la méthode de taxation foncière des locaux industriels sera réformée profondément dans l’objectif de diviser par deux la pression fiscale sur ces locaux”, a indiqué M. Castex.
“Ce sont ces impôts qui pèsent sur les facteurs de production (…) indépendamment de la profitabilité des entreprises”, a rappelé le Premier ministre.
Sur l’activité partielle et la réforme de l’assurance-chômage :
“L’activité partielle demeurera ouverte dans ces conditions actuelles seront ouvertes au moins jusqu’au premier novembre et au delà pendant deux ans pour toutes les entreprises couvertes par un accord sur l’activité partielle longue durée. Quant aux secteurs les plus durement touchés comme la culture, du sport, du tourisme, l’événementiel, ils conserveront jusqu’à la fin de l’année un accès à l’activité partielle même sans accord.
Nous avons décidé du report de l’entrée en vigueur de la réforme de l’assurance-chômage le 1er janvier. Le contexte actuel d’augmentation du chômage rendait impossible son maintien. J’affirme ici qu’il s’agit d’un report parce que nous sommes des gens pragmatiques et non un abandon.”
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