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C’est le discours d’une vie : Joe Biden s’est présenté, jeudi 20 août au soir, face à l’Amérique en champion d’une famille démocrate plus unie qu’en 2016, promettant de tourner la page de la « peur » et des « divisions ». Couronnement d’une carrière politique entamée il y a près de 50 ans, l’ancien vice-président de Barack Obama, 77 ans, a accepté formellement l’investiture du parti démocrate depuis sa ville de Wilmington, dans le Delaware.
Plaidant, dans un discours rythmé et enlevé, pour une « Amérique généreuse et forte », il s’en est pris avec virulence à l’actuel locataire de la Maison Blanche, sans jamais prononcer son nom.
« L’actuel président a drapé l’Amérique dans les ténèbres bien trop longtemps. Trop de colère, trop de crainte, trop de divisions, a déclaré M. Biden. Ici et maintenant, je vous le promets : si vous me faites confiance et me confiez la présidence, je ferai ressortir le meilleur de nous, pas le pire. Je serai un allié de la lumière et pas des ténèbres. »
Il a également promis une stratégie nationale au « premier jour » de son mandat pour combattre la pandémie due coronavirus, qui fait défaut à l’actuel président, selon ses détracteurs.
« Le temps des flirts avec les dictateurs est révolu »
Au cours de ce discours, Joe Biden a dressé un sombre portrait du bilan de son rival républicain, et notamment de sa politique étrangère. « Je serai un président solidaire de nos alliés et amis, et le dirai clairement à nos adversaires : le temps des flirts avec les dictateurs est révolu. »
« Sous une présidence Biden, l’Amérique ne fermera pas les yeux si la Russie place des primes sur les têtes des soldats américains. Et ne tolérera pas une ingérence étrangère » dans les élections, a-t-il poursuivi en promettant de défendre les « droits humains et la dignité ».
Plusieurs démocrates ayant pris part à la course pour l’investiture du parti – dont les sénateurs Bernie Sanders, Elizabeth Warren, Amy Klobuchar et Cory Booker – ont salué dans des témoignages pré-enregistrés l’empathie et le leadership de Joe Biden.
Un tableau apocalyptique de Biden dépeint par Trump
Sillonnant l’Amérique pour occuper le terrain, Donald Trump s’est rendu jeudi en Pennsylvanie, à deux pas de la ville natale de Joe Biden, Scranton. « La survie de notre pays est en jeu (…) Ces gens sont devenus fous », a-t-il lancé, dressant un tableau apocalyptique du pays si ses adversaires l’emportaient le 3 novembre.
« Si vous voulez vous représenter la vie sous une présidence Biden, imaginez les ruines fumantes de Minneapolis, l’anarchie violente de Portland et les trottoirs tachés de sang de Chicago dans toutes les villes d’Amérique », a-t-il ajouté.
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