Joe Biden a profité jusqu’à présent d’une campagne sous Covid-19

0
90

[ad_1]

Le candidat démocrate Joe Biden, le 12 août à Wilmington (Delaware).

Joe Biden a prévu de rester toute la semaine à Wilmington, dans son Etat du Delaware, mais il aborde pourtant en position favorable l’étape de la convention d’investiture de Milwaukee (Wisconsin). Cette dernière qui devait s’ouvrir lundi 17 août officialisera jeudi sa candidature à la présidentielle du 3 novembre.

Cette convention est devenue presque entièrement virtuelle à la suite de renoncements successifs aux éléments du folklore politique américain, du vote enthousiaste des délégués au lâcher de ballons qui conclut traditionnellement le discours du candidat. Elle va tester à nouveau la capacité de l’équipe de campagne de l’ancien vice-président de s’adapter aux contraintes posées par une épidémie qui par ailleurs a également entraîné le déplacement de deux des débats prévus à l’automne.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Présidentielle américaine, J −77 : une convention virtuelle pour mettre en scène l’unité des démocrates contre Trump

Situation inédite

Jusqu’à présent, Joe Biden a tiré le plus grand profit de cette situation inédite. Il s’était montré incapable de rassembler pendant les primaires démocrates les foules qui venaient applaudir ses rivaux. Le virus qui a tout d’abord précipité la fin de cette course à l’investiture a dispensé ensuite le plus vieux candidat à une présidentielle de l’histoire américaine de ces démonstrations de force et du marathon éprouvant qu’elles impliquent.

En mai, d’anciens stratèges des campagnes de Barack Obama, David Axelrod et David Plouffe, s’étaient publiquement alarmés de la discrétion observée par l’ancien vice-président, doutant qu’il puisse se contenter d’une campagne misant principalement sur les nombreuses erreurs de Donald Trump dans sa gestion de la crise sanitaire. Les semaines qui ont suivi et la reprise d’une épidémie tout d’abord niée par le président sortant ont au contraire validé la tactique de Joe Biden.

Ce dernier dispose depuis des mois d’une nette avance dans les intentions de vote au niveau national même si elles ne sont qu’indicatives. Le démocrate est à l’offensive là où se jouera l’élection, dans des Etats nettement remportés par Donald Trump en 2016 comme l’Ohio, l’Iowa ou l’Arizona, qui s’ajoutent à ceux qu’il avait arrachés de quelques dizaines de milliers de voix : le Michigan, la Pennsylvanie et le Wisconsin, choisi pour cette raison comme théâtre de la convention démocrate.

L’équipe de campagne de Joe Biden compte à présent sur cet événement pour mettre en scène l’unité et la diversité du Parti démocrate par le jeu des orateurs de prestige qui s’exprimeront à distance.

Capable d’écarter rapidement en mars son adversaire le plus sérieux de la course à l’investiture, le sénateur indépendant du Vermont Bernie Sanders, Joe Biden s’est montré tout aussi efficace pour parvenir avec lui à une série de « recommandations » recensées dans un document de 110 pages.

Il vous reste 57.88% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: